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Le rôle du méthane dans le réchauffement fortement sous estimé

Le rôle du méthane dans le réchauffement fortement sous estimé
Alex McIntyre/ AP/ SIPA

Le méthane est un gaz à effet de serre dont l’importance a été longtemps négligée. Il serait responsable d’un quart du changement climatique d’origine humaine. Son pouvoir de réchauffement est 28 fois plus élevé que celui du CO2, mais il ne reste dans l’atmosphère qu’une dizaine d’années. Réduire les émissions de méthane aurait donc un impact climatique bien plus rapide.


Le dioxyde de carbone (CO2) est le gaz à effet de serre le plus important, le plus cité et le plus connu. Mais dans le réchauffement climatique, un autre gaz à effet de serre joue un rôle considérable, le méthane (CH4). S’il reste bien moins longtemps que le C02 dans l’atmosphère, une dizaine d’années contre au moins un siècle, son «pouvoir de réchauffement» est 28 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone. Environ un quart du changement climatique d’origine humaine proviendrait des émissions de méthane. Une étude publiée au cours des derniers jours à la fois dans les revues scientifiques Nature et Science montre que l’importance du méthane a été largement sous-estimée.

Il existe en fait deux catégories distinctes de méthane. Le méthane dit fossile qui a été séquestré pendant des millions d’années dans les gisements d’hydrocarbures. Il peut suinter naturellement ou être libéré lors de l’extraction des énergies fossiles que sont le gaz naturel, le pétrole et le charbon. Il y aussi le méthane dit biologique. Il est libéré naturellement dans les zones humides ou encore indirectement par l’action humaine via l’élevage, les rizières et les décharges.

Un lien direct avec les énergies fossiles

Le groupe de chercheurs qui vient de publier une étude dans Nature affirme qu’il faut revoir à la hausse les estimations de la part d’origine humaine dans les émissions mondiales de méthane. La concentration de méthane dans l’atmosphère est passée de 722 ppb (partie par milliard), durant la période préindustrielle, à 1.866 ppb en 2019.  Il s’agit de la valeur la plus élevée depuis 800.000 ans. Le méthane a longtemps été assez problématique pour les scientifiques car il est difficile d’en calculer la proportion anthropogénique puisqu’il existe de nombreuses sources naturelles…

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