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Louis de Funès contre Lilian Thuram

Non à l'antiracisme des obsédés de la race!

Louis de Funès contre Lilian Thuram

À la récente sortie de Lilian Thuram sur le «privilège blanc» on peut répondre qu’il existe assurément un «privilège racisé»: celui d’être applaudi par la Gôche quand on gagne des millions en jouant à la balle et qu’on réduit des centaines de milliers de prolétaires à leur seule couleur de peau pour les dénigrer.


Réduire des centaines de milliers de prolétaires à leur seule couleur de peau pour les dénigrer. Voilà bien une chose qu’aucun Blanc ne pourrait faire.

Mais à la réflexion, est-ce vraiment un privilège ? Car les mêmes n’hésiteraient pas à traiter de « bounty », « nègre de maison », « arabe de service » et autre « native informant » un racisé qui oserait exprimer un avis différent de celui que promeut leur soi-disant « progressisme ». Ils n’applaudissent Thuram que parce qu’il dit et pense ce qu’il est à la mode pour les Noirs de dire et de penser – du moins selon eux.

Julien Bayou échappe au lynchage racialiste

On ne dira jamais assez à quel point sont malsains ces gens pour qui un « racisé » doit nécessairement être obsédé par sa propre couleur de peau, et ne voir les autres humains qu’à travers ce seul prisme.

Ainsi de Julien Bayou d’EELV, si lâche, si empressé, si servile devant la première activiste « afro-féministe » venue prétendant que sa couleur de peau lui donnerait le droit de décider arbitrairement des emplois légitimes du mot « lynchage ». Au mépris de toute vérité historique évidemment, gageons d’ailleurs que cette donneuse de leçons n’a jamais pris la peine de s’intéresser à la vie de Charles Lynch.

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Mais ne leur en déplaise, nous sommes en France. Et notre langue n’a pas pour but de satisfaire les caprices des minorités hurlantes, mais de permettre la clarté de la communication, l’échange, le partage des idées et le débat. Fixer son bon usage et arbitrer le sens de ses mots, préambules indispensables pour se comprendre – y compris lorsqu’il s’agit d’exprimer un désaccord et d’argumenter pour donner tort à l’autre – relève de l’Académie Française, et d’elle seule. Telle est sa mission, voulue par le Cardinal de Richelieu : « donner des règles certaines à notre langue et la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. »

George Kourounis / Unsplash
George Kourounis / Unsplash

Et cela dit beaucoup de choses de ce qu’est la France, de ce qu’est l’identité française, que de constater que sous la coupole de l’Institut il n’est pas question de couleur de peau ni d’origines, mais de culture, de talent, de travail, de rigueur.

La culture contre la race

Car à qui avons-nous confié les clefs de notre langue ? À François Cheng, né Chinois à Nanchang. À Dany Laferrière, né Haïtien à Port-au-Prince. À Hélène Carrère d’Encausse, née à Paris d’un père Géorgien et d’une mère Germano-Russe. À Alain Finkielkraut, que les lecteurs de Causeur connaissent bien et que j’ai eu le plaisir d’avoir jadis comme professeur, né à Paris d’un couple de réfugiés Juifs Polonais. Et avant eux à Léopold Sédar Senghor, dont on sait la destinée, et à l’immense Jacqueline de Romilly à qui je dois de connaître cette phrase magnifique d’Isocrate : « Notre cité a fait employer le nom de Grecs non plus comme celui de la race, mais comme celui de la culture. » En cela au moins, nous pouvons dire avec fierté que notre France est une digne élève de l’antique Athènes.

Ne laissons pas les obsessions médiocres de certains effacer notre histoire : nous avons des députés Noirs depuis 1793, et en 1955 quand de l’autre côté de l’Atlantique Rosa Parks n’était pas libre de s’asseoir dans un bus, ici Gaston Monnerville était président du Conseil de la République depuis près de 10 ans.

Antiracisme dévoyé

Au soi-disant « antiracisme » des obsédés de la race, de ces êtres à ce point dénués de profondeur qu’ils sont incapables de voir plus loin que l’épaisseur de l’épiderme, de ces faux intellectuels qui prétendent comprendre le monde en mettant dans la même catégorie Charles de Gaulle et Adolf Hitler parce qu’ils sont Blancs, et dans une autre Denis Mukwege et Youssouf Fofana parce qu’ils sont Noirs, nous devons sans faiblir opposer notre antiracisme à la française.

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Il n’est pas à la mode, il n’a pas la gloriole de faire les gros titres des publications américaines, mais c’est le seul valable. C’est celui qui met ensemble le Général de Gaulle et le Docteur Mukwege parce que ce sont des types bien, et qui associe Hitler et Fofana parce que ce sont des ordures – et que par rapport à ces critères fort simples, leurs couleurs de peau respectives n’ont pas la plus petite espèce d’importance.

Le Monde chante les louanges de Thuram ? Fort bien. Ma France n’est pas la leur, et qu’ils me traitent de beauf autant qu’ils le voudront, je proclame sans honte que mon antiracisme est celui de Louis de Funès et de Rabbi Jacob, avec son schtreimel et son « blackface » devant l’église de Montjavoult. À leurs théories pompeuses qui se gargarisent d’une complexité de façade pour tenter de masquer leur vacuité, je préfère deux mots, deux mots très brefs qui valent infiniment mieux que toutes les grandes phrases et toutes les longues ratiocinations de Rokhaya Diallo ou Angela Davis.

Ces deux mots, ce sont ceux du gendarme (Clément Michu) à qui Victor Pivert (De Funès) fait remarquer que la mariée est Noire, et qui répond tout simplement : « Et alors ? »


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Haut fonctionnaire, polytechnicien. Sécurité, anti-terrorisme, sciences des religions. Disciple de Plutarque.

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