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La menace aztèque

La menace aztèque
Les Aztèques menacent la laïcité dans les écoles de la République !
Les Aztèques menacent la laïcité dans les écoles de la République !
Les Aztèques menacent la laïcité dans les écoles de la République !

Inconnue des lobbys laïques imbus d’islamovigilance et ignorée des associations qui luttent contre les sectes, la religion aztèque se propage d’une manière inquiétante dans les écoles de la République.

Le mal venu d’Amérique centrale, refoulé jadis par Fernando Cortès et Francisco Pizzaro, a changé de visage et s’est propagé ensuite d’une manière pacifique en Europe, en attendant le jour propice pour montrer à nouveau en pleine lumière sa nature diabolique. En juillet 1998, les prêtres aztèques sentirent que ce jour n’était pas loin. La populace était prête pour la révélation du sens véritable et sanglant de ces jeux apparemment innocents que sont les jeux de balle : football, baseball, basketball, rugby ou tennis, développés et popularisés d’une manière inconsciente en Europe grâce à l’utilisation de la substance sacrée des Aztèques, le caoutchouc. Malgré toutes les protestations publiques, comme les appels désespérés du Front d’opposition à la nouvelle année, et les paroles de Houellebecq – “Quand j’erre sans notion au milieu des immeubles, je vois se profiler de nouveaux sacrifices” –, 2012 approche !

La nécessité pressante de nourrir la divinité suprême pour qu’un nouveau cycle cosmique commence, a décidé les prêtres aztèques à agir. C’est pourquoi le 18 janvier dernier à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis, leurs néophytes ont procédé à un sacrifice humain improvisé, à l’extérieur d’un collège de la République, sous les mots mêmes de Liberté, Egalité, Fraternité. Sur Europe 1, Elodie, la victime réchappée de justesse aux sacrificateurs radicaux, a décrit les modalités d’agissements de ces suppôts de Quetzalcóatl : “A l’intérieur du collège, ils choisissent quelqu’un dans la cour. Ils prennent la balle, ils se rapprochent un peu de toi, ils tirent. La boule est passée entre mes jambes et je voyais tout le monde rigoler et moi je ne comprenais pas pourquoi. Après, ils sont venus me voir, ils ont dit : “Tu es morte à la sortie.”” Ils ont été une quinzaine d’adolescents fanatisés à la rouer de coups, et seule l’intervention sacrilège d’une gardienne a empêché son âme d’être précipitée dans le monde infernal.

Les observateurs ignares et les journalistes incultes classent cette agression dans la liste infinie des méfaits de la déshérence des banlieues. Ils ignorent superbement que le jeu de la balle était un antique rituel mésoaméricain, appelé tlachtli ou ollamaliztli en nahuatl, langue des Aztèques. Il opposait classiquement deux équipes et ressemblait à un mélange de volley, de basket et de tennis. Le clou du spectacle, c’était le sacrifice de l’équipe perdante ou, du moins, de son capitaine. Les fondamentalistes aztèques de Tremblay-en-France sont allés à l’essentiel, au mépris des règles sportives, car le temps pressait. La balle, cet objet apparemment innocent, est en fait un signe religieux ostentatoire ignoré du législateur : elle représente le dieu aztèque du soleil et de la guerre, Huitzilopochtli. Faire passer la balle entre les jambes de la future victime signifie très exactement que le soleil s’abîme dans le “monde inférieur”, et qu’il demande sa rançon sanguinaire. “La sortie”, évoquée par les lyncheurs rigolards, a un sens ésotérique : il s’agit de la renaissance de l’astre courroucé. Aussi cette phrase apparemment anodine, “Tu es morte à la sortie” constituait rien de moins qu’une consécration expéditive de l’offrande propitiatoire. De même, le lieu choisi pour l’immolation heureusement ratée constitue en soi un message terroriste très clair, adressé par les fondamentalistes aztèques au monde libre : “Tremblez en France !”

Les pouvoirs publics doivent agir et prendre d’urgence toutes les mesures possibles contre cette atteinte à la laïcité que constitue l’intrusion manifeste du prosélytisme aztèque dans les établissements publics. La situation est grave : la haine de tous envers tous a atteint de telles proportions dans les écoles de la République que les élèves sont devenus des proies faciles pour la première idéologie sacrificielle venue. Choisir à l’aztèque une camarade à lyncher n’est que la solution spontanée à la situation invivable dans laquelle ils se trouvent : au moins, quand ils la tabassent ensemble, ils rigolent tous et se sentent tous amis. Une étude approfondie de Sa majesté des mouches de William Golding, éclairée par les analyses de René Girard, serait un début de prise de conscience du problème. S’assurer d’abord que les collégiens et les enseignants savent toujours lire, car les Aztèques n’utilisent pas l’écriture alphabétique, mais seulement de petites icônes, appelées par les spécialistes “logogrammes”, “glyphes” ou “emoticons”. 🙁

Mars 2010 · N° 21

Article extrait du Magazine Causeur


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Radu Stoenescu est un ancien membre des Jeunesses communistes de Ceausescu. Philosophe intéressé par l’anthropologie des religions et joueur d’échecs, il anime le site <a href="http://www.philo-conseil.fr">philo-conseil.fr</a>.

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