Manuel Valls à Tel Aviv, le 22 mai (Photo : SIPA.00756738_000003)

Ceci n’est pas un pistolet. Telle serait la devise de la France lorsqu’elle vote à l’Unesco et à l’ONU des résolutions condamnant Israël.

Certes, bien sûr, l’islamisation des lieux saints de Jérusalem et l’effacement de leurs noms hébreux, tiennent d’un surréalisme de mauvais goût. Manuel Valls l’a reconnu : « Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote », mais il ajoute, « cette résolution ne change rien à la politique de la France ». Autrement dit, cette politique ne changera pas et, contre vents et marées, ou plutôt dans le sens du vent et des marées pro-palestinienne qui soufflent sur Israël depuis belle lurette.

Pour qui n’en serait pas convaincu ; la France, remettant le couvert, a voté (le 20 mai) à l’ONU une résolution de l’OMS — coparrainée par le groupe arabe et la délégation palestinienne – accusant Israël de porter atteinte à « la santé mentale, physique et environnementale » des Palestiniens. À la suite de ce vote, l’OMS a désigné une délégation  spéciale afin d’enquêter « sur les conditions sanitaires dans les territoires palestiniens occupés » et sur « le Golan syrien occupé ». Elle a aussi commissionné une série de rapports sur les crimes supposés d’Israël, y compris donc « l’impact de l’occupation prolongée et des violations des droits de l’homme sur la santé mentale, physique et environnementale » dans les « territoires palestiniens occupés ».

Dans la même résolution, l’OMS déplore :
1) « Les obstacles physiques et au niveau des procédures à l’accès à la santé » ;
2) « Les incidents impliquant des retards ou le refus des services d’ambulance, ainsi que les effets néfastes des procédures consécutives de transferts d’ambulance pour les patients passant les postes de contrôle » (Le caillassage des ambulances israëliennes et la nécessité d’éviter  l’infiltration de terroristes via les ambulances palestiniennes comme c’est déjà arrivé, ne sont évidemment pas pris en compte…) ;
3) et Gaza, bien sûr, victime « de l’effet des actions israéliennes néfastes pour l’environnement  comme le déversement de déchets constituant une menace pour la santé des populations civiles. »

Il ne semble pas que l’OMS ait pris en considération l’emploi des fonds généreusement dispensés au Hamas et leur usage par ce dernier pour creuser des tunnels d’attaque plutôt que d’investir dans la santé de sa population, pas plus d’ailleurs que les livraisons de ciment et de médicaments par Israël.

Et l’OMS de recommander, sans la moindre critique de l’emploi des fonds internationaux, notamment européens, à l’Autorité palestinienne (propagande antisioniste forcenée utilisant tous les poncifs nazis, versement de pensions aux familles des « martyrs », etc.) :
1) de fournir un appui aux services de santé palestiniens ;
2) d’apporter une assistance technique sanitaire à la population syrienne sur le Golan ;
3) la suite concerne l’assistance et les soins à apporter aux prisonniers et ex-prisonniers et à l’intégration des soins de santé mentale…

Le cœur saignant de la martyrologie palestinienne de l’OMS n’a pas pris en considération que, sur le Golan, des antennes médicales de campagne israéliennes soignaient les blessés syriens malgré le danger, et que nombre de Palestiniens  recevaient des soins dans les hôpitaux d’Israël où ils venaient consulter. Pas plus d’ailleurs que de l’activité de médecins arabes israéliens en poste dans ces hôpitaux.

Et que fait la France dans ces assemblées qui votent et revotent à l’aune d’un révisionnisme éhonté ? La France qui proclame son indéfectible amitié pour Israël, vote et revote avec ses ennemis. Allons ne vous en faites pas trop, ceci n’est pas un pistolet, juste une petite pipe.

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