Je viens de découvrir l’existence d’un nouveau groupe d’écolos, Extinction Rebellion, à l’occasion de l’évacuation controversée de manifestants sur le pont de Sully, à Paris. Si l’IGPN a été saisie pour s’assurer que la police n’a pas abusé de la force et a respecté les procédures, rappelons que ces manifestants sont délirants.


On a lu partout que les militants écologistes avaient été victimes d’une agression de la police, avec aspersion à bout portant de gaz lacrymogène… BFMTV a carrément écrit « militants écologistes gazés à Paris ». On fait vraiment dans la nuance : d’un côté des écologistes – défendant forcément une noble cause- , de l’autre des forces de l’ordre qui les « gazent ». Pourquoi, comment, dans quelles circonstances ? Tout le monde s’en fout. Mais l’info est là, qui galope…

Qui est violent?

Je ne sais pas ce qui s’est vraiment passé, quel contexte peut expliquer le déroulement des événements, il reste que le groupe en question a réussi son coup, ce « gazage », c’est une pub inespérée. Ces gens-là affirment que leur mode d’action est basé sur la « non-violence ». Bloquer la circulation sur un pont en plein Paris, personnellement je trouve cela extrêmement violent.

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Mais le problème n’est pas là. Le plus inquiétant c’est l’émergence en France de ce groupe d’action créé en octobre 2018 au Royaume Uni (soutenu par Greta Thunberg, bien sûr). La lecture du programme de ce mouvement tel qu’on peut le découvrir sur son site internet est tout à fait stupéfiante. Je ne ferai pas l’analyse des « principes » qu’ils revendiquent, que chacun s’y réfère et se fasse une opinion. Pour moi, l’argumentaire reflète un délire totalitaire et sectaire extrêmement inquiétant, autant que puéril.

Transition « juste et équitable » exigée

On trouve du témoin de Jéhovah : « Un monde beau et sain, où l’individualité et la créativité sont encouragées, où nous travaillons et résolvons des problèmes ensemble, où chacun•e trouve du sens, avec courage, force et amour. Cela reposera sur des cultures enracinées dans le respect de la nature, de véritables libertés et la justice sociale. » On trouve aussi de l’activiste anarcho-gauchiste : « Nous limitons délibérément les rapports de pouvoir en démantelant les hiérarchies de pouvoir pour une participation plus équitable. » Mais le plus terrible dans tout cela me semble être le 4e point de leurs « exigences » : « Nous exigeons la création d’une assemblée citoyenne chargée de décider des mesures à mettre en place pour atteindre ces objectifs et garante d’une transition juste et équitable. »

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Sous des contours d’apparence « démocratiques », le concept est complètement fumeux et n’a de valeur que comme étendard verbal. En l’occurrence toute personne sensée reconnaîtra que cela n’a aucun sens de parler d’ « assemblée citoyenne » : ces militants souhaitent imposer des mesures pour sauver le monde. C’est ce qui s’appelle du délire, du verbiage, même pas utopique, juste infantile.

Extinction Rebellion: la milice de Greta Thunberg?

Ces gens-là ne sont pas des enfants, malheureusement. Ils savent qu’en agitant des concepts comme « assemblée citoyenne », ils ratissent large. Cela ne veut rien dire mais ça sonne agréablement aux oreilles des gogos.

Qu’ils se souviennent toutefois qu’après la révolution de 1917 il y eut une assemblée citoyenne qui osa revendiquer un véritable droit à l’existence, ce qui somme toute n’était que la mise en actes des promesses bolcheviques. C’était le Soviet des marins de Cronstadt. Il fut balayé à coup de mitrailleuses par l’armée rouge aux ordres de Trotsky. J’avais été quelque peu choqué par un papier de Causeur.fr qui rapprochait le phénomène Greta Thunberg des jeunesses hitlériennes. Je reconsidère ma position. Je pense qu’après la tête brune et la tête rouge l’hydre fasciste est en train de nous sortir une tête verte bien monstrueuse !

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