Le pays phare du libre-échangisme s’apprête par le biais de la réforme fiscale voulue par Trump à mettre en place une taxation de 20 % sur les biens importés. La démondialisation viendra-t-elle de là où on ne l’attendait pas ?


C’est la dernière ruse de l’Histoire : le retour du protectionnisme dans le pays qui a été l’architecte du libre-échange mondial, pendant près de soixante-dix ans1. En effet, le projet de réforme fiscale en cours de finalisation au Congrès atteste que le protectionnisme a cessé d’être une tentation de l’autre côté de l’Atlantique.

Le protectionnisme, un retour aux sources

La bureaucratie médiatique se repent aujourd’hui d’avoir pris les discours du président pour de la pure outrance. « Si l’année passée nous a appris quelque chose, c’est à prendre au sérieux les propos de Donald Trump », constatait l’éditorial du Financial Times du 13 décembre. L’homme dément l’axiome énoncé par Charles Pasqua en son temps : « Les promesses n’engagent que ceux qui les entendent. » Il n’est de ce fait que trop prévisible.

Rappelons toutefois, à l’intention des benêts qui peuplent les médias, et de notre lectorat bienveillant, que le protectionnisme américain est un retour aux sources. Les Etats-Unis n’ont cessé d’être protectionnistes tout au lon

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Janvier 2018 - #53

Article extrait du Magazine Causeur

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