A l’occasion de la publication du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les énergies renouvelables, Bérénice Levet recevait Fabien Bouglé sur REACnROLL, auteur d’Eoliennes, la face noire de la transition écologique (Editions du Rocher, 2019). Si le réchauffement climatique est, en un sens, indiscutable, les moyens d’y remédier le sont plus. Causeur vous invite à lire un extrait de l’émission, que vous pourrez visionner en intégralité sur le site de la webtélé des mécontemporains (5€ par mois).



Éoliennes, le débat interdit, à voir sur REACnROLL.

Verbatim

Bérénice Levet. Les éoliennes n’ont rien d’écologique. Dites-nous en quoi.

Fabien Bouglé. Vous avez tout à fait raison de souligner d’abord ce paradoxe que l’on nous a imposé, ce paradoxe d’industrialiser notre campagne avec des monstres d’acier de fibre de carbone qui font entre 150 et 180 m de haut, et même 240 m de haut pour un projet en Bourgogne.

Et on prétend que ces monstres d’acier, ces turbines à vent, seraient des éléments écologiques qui vont sauver la planète ! Voilà le premier paradoxe: comment peut-on industrialiser la campagne au nom de l’écologie ?

Cela a été d’ailleurs très bien souligné par Greenpeace. Dans sa propagande sur son site internet, Greenpeace nous dit: « ce sont de jolies fleurs pour sauver le climat. » De jolies fleurs ? Quelles jolies fleurs des turbines à vent, des centrales éoliennes ! Vous avez souligné tout à l’heure la dimension du langage. Les promoteurs éoliens utilisent suffisamment le terme de « ferme », de « parc » et nous [qui sommes opposés à ces projet d’implantation NDLR], nous utilisons le terme de centrales, d’aérogénérateurs industriels, [et c’est bien cela dont il s’agit]. N’en déplaise à Greenpeace, les éoliennes ne sont pas des jolies fleurs ni de petites pâquerettes qu’il y a dans les campagnes et ce ne sont pas des éléments de la nature. Raison pour laquelle les promoteurs éoliens utilisent souvent le vert et des éléments de langage proche de la nature. Par leurs constituants, les éoliennes constituent des atteintes absolument gravissimes à l’environnement, rien que leurs constituants! L’éoliennes c’est trois grands éléments : socles en béton armé, entre 1200 et 1500 tonnes de béton armé plus 50 tonnes pour l’armature en ferraille des socles.

Ce qui induit donc un bétonnage des sols…

Alors on nous dit que les socles peuvent être recyclés, démantelés mais c’est impossible à enlever, rien que le démantèlement coûte probablement 10 fois plus que la caution de 50 000 euros qu’impose l’Etat au démantèlement des éoliennes ! La durée de vie d’une éolienne est entre 15 et 25 ans donc on va se retrouver avec des cimetières d’éoliennes. On a le pylône principal, le mât soit en béton soit en fer, ce qui est facile à recycler.

Mais le plus grave sont les pales réalisées en fibre de carbone et de verre, pour les modèles les plus anciens et sont tout simplement non recyclables et donc, lorsque l’on veut les recycler, on les brûle, cela fait des fumées cancérigènes (selon l’armée allemande) et si on les met dans des poudres avec du ciment, ça se rapproche du problème de l’amiante, avec des cancers proches de celui de l’amiante, et le résultat, montré par des sites américains, c’est des cimetières de pales d’éoliennes dans des villages aux Etats-Unis. Bravo pour les écosystèmes !

Le pire, ce sont les nacelles dans lesquelles vous avez les aimants et rotors qui servent à la transformation du vent en électricité. Pour ces nacelles, il faut ce que l’on appelle des métaux rares ou terres rares. Le plan pluriannuel de l’énergie du Ministère de l’Ecologie (…) indique qu’il faut 200 kg de terres rares pour une petite éolienne et 1 tonne pour une éolienne en mer !

(…)

L’argument de Greenpeace est que les éoliennes permettraient de lutter contre le nucléaire…

Cela est autre chose. Parce que l’on dit que le nucléaire ne pose pas de problème en termes d’impacts sur le climat. Et si l’on veut sauver la planète, c’est une question accessoire. Puisque les objectifs de ceux qui considèrent que la planète est en danger, ce sont les émissions de gaz à effet de serre ! (…)

L’écologie est censée avoir pris conscience des effets délétères d’une certaine philosophie, celle de la modernité, de l’homme qui se comprend comme maitre et possesseur de la nature. Or que font-ils justement ? Ils débarquent et entendent s’approprier un territoire et ne tiennent aucun compte de cette résistance.

En fait ce sont des « totalitaires verts », c’est-à-dire que ce sont des gens qui, au nom de l’écologie-business, utilisent l’écologie comme élément de langage pour instaurer leur système…

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