Contre l’antisémitisme galopant, notre président a trouvé une solution d’avenir : « Ce que nous aurons à faire, c’est faire République, c’est-à-dire être ensemble… Faire république, c’est éduquer, former… »

Mais comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?! Jusqu’à présent, les gouvernements ne faisaient pas République ! On le sait, les révolutionnaires ont fait Bastille, puis on est passé à Nation, peut-être quelques bonnes volontés ont-elles tenté le changement à Denfert-Rochereau, mais République, jamais ! Et croyez-moi, cela va tout changer ! Vous pensiez printemps mes amis ? C’est tellement 2017… Pensez République maintenant.

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« Je ne pense pas que pénaliser l’antisionisme soit une solution », a-t-il déclaré. « Mais je confirme que ceux qui, aujourd’hui dans le discours, veulent la disparition d’Israël sont ceux qui veulent s’attaquer aux juifs. Je pense néanmoins que lorsqu’on rentre dans le détail, la condamnation pénale de l’antisionisme pose d’autres problèmes. »

Certes, laisser croire qu’il s’agirait d’empêcher la critique de la politique d’un pays serait à la fois catastrophique et injustifiable. En 2019, l’antisionisme signifie-t-il qu’on est favorable à la disparition d’Israël ?

Pas du tout ! s’indignera le chœur des vierges.

« On doit pouvoir critiquer la politique de Benjamin Netanyahou comme d’ailleurs on pouvait critiquer la politique de théocratie islamiste sans passer pour un antimusulman ou sans passer pour un antisémite », affirme par exemple Éric Coquerel de LFI. Qui a parfaitement raison. D’ailleurs les Israéliens partagent complètement son avis puisque seuls 24 % d’entre eux votaient pour Benjamin Netanyahu en 2015, alors que 19 % donnaient leurs voix au centre gauche. La suite est affaire d’alliances de circonstance afin d’obtenir une majorité parlementaire. On pourrait donc dire que presque 50 % des Israéliens critiquent la politique de Benjamin Netanyahou. Sans pour autant se déclarer antisionistes.

Ils sont anti-Netanyahou.

La critique de Donald Trump, si prisée par qui pense bien, ne donne pas lieu à un terme spécifiquement flou qui peut aller jusqu’à désigner le démantèlement des USA. Pourquoi faudrait-il accepter ce terme d’antisionisme qui, suivant ceux qui l’emploient, veut dire tout et surtout le pire ?

Vous voulez critiquer la politique de Netanyahou ? Libre à vous bien sûr. Critiquez-la jusqu’à plus soif, mais comment pouvez-vous employer la même terminologie que ceux qui veulent la disparition d’Israël ? Et ce, non seulement sans honte, mais en reve

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Mars 2019 - Causeur #66

Article extrait du Magazine Causeur

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