Nous sommes une vingtaine dans le container. Et nous attendons. Sur la table, il ne reste que quelques miettes de gâteaux secs et un thermos de thé froid depuis longtemps. Grignoter fait passer le temps. Or, à presque 11 heures, il n’y a toujours pas eu d’appel de Bagram et personne ne sait quand le téléphone sonnera. Transformé en salle d’attente, le container occupe un coin de l’arrière-cour du vaste complexe du CICR (Comité de la Croix-Rouge internationale) à Kaboul. Certains jours, des hommes s’y pressent. Parmi eux, certains ont voyagé depuis plusieurs jours pour venir et sont impatients de rentrer. Les sièges du CICR à Kaboul et à Kandahar sont en effet les seuls endroits où les familles peuvent entrer en contact avec leurs proches, détenus par les Américains dans la prison de Bagram.
 
*Photo : jeromestarkey. Prison de Tirin Kot (Afghanistan)

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