Tout cela a eu lieu bien avant la grande explosion de 1969 à Woodstock. Bien avant que la révolte ne se dénature et ne s’impose en tant que Nouvel Ordre social. Cela a eu lieu à l’époque où Allen Ginsberg – alors manœuvre – gagnait 29 dollars par semaine quand sa piaule à Manhattan ne lui coûtait que 48 dollars par mois. « Le rapport était de un à quatre… C’était une époque bien plus tempérée que l’actuelle… Économiquement vivable. Aujourd’hui, tout le salaire d’un gamin qui vit de petits boulots passe dans le loyer – 1 000 dollars ! », commente Ginsberg, face à une photographie qui le représente sur le toit d’un immeuble de Lower East Side avec, en fond, une vue plongeante sur Tompkins Park. Prise à l’automne 1953 par William Burroughs, elle est incorporée dans un film documentaire à voir, entre autres pièces d’archives de la « Beat Generation », au Centre Pompidou de Metz.

Exposition « Beat Generation/Allen Ginsberg », à voir au Centre Pompidou de Metz, 1, parvis des Droits-de-l’homme, jusqu’au 6 janvier 2014, chaque jour de 11 heures à 18 heures (sauf mardi, jour de fermeture hebdomadaire).

*Photo: Creative Commons Attribution

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Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.
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