J’ai découvert l’« affaire Vanneste » par les flash-infos et autres échos habituels du buzz médiatique. Jusque-là, j’étais plutôt sympathisant de cet élu de la Droite populaire. Dans une époque où le camp du « progrès » impose un nouvel ordre moral, où la police des arrière-pensées parvient à réprimer le dérapage avant même la sortie de route, j’avais fini par convenir qu’après tout, même un peu d’ « homophobie », comme ils disent, pour peu qu’elle soit contenue, ne peut pas vraiment nuire à la diversité du débat et à notre divertissement. Le député du Nord, jeté dans la « cage aux phobes » de Muray pour des déclarations passées relatives aux homosexuels, frappées au coin du bon sens pour certaines, plus discutables pour d’autres, mais toutes manifestement inaudibles, était cette fois-ci non seulement poursuivi par la meute mais lâché par ses « amis ». L’accusation était grave, le « Monsieur homophobe » de l’UMP avait nié, dans un entretien filmé, la déportation des homosexuels pendant l’Occupation. Alors, comme beaucoup de gens, je n’ai pas pu m’empêcher de me faire ma petite idée. Pousser son obsession jusqu’au révisionnisme, c’était franchir la ligne jaune. Et les triangles roses, alors ? Un homme, ça s’empêche, où alors c’est que son « homophobie » tourne à la phobie, et là, c’est grave. Pour finir, le jour où Sarkozy devenait officiellement candidat, ça tenait de l’attentat-suicide. Et bien, il n’avait qu’à sauter. Un élu de la République aussi peu politique qu’un membre du Hamas, on ne va pas le regretter.
 

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