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Une Québécoise nauséabonde

Céline Dion a sorti « Dansons » le 17 avril, son premier single en français depuis dix ans


Une Québécoise nauséabonde
D.R.

On le sait: Céline Dion fera bientôt son grand retour sur scène, à Paris. Mais, en attendant, son dernier clip est accusé de deux terribles maux: l’homophobie et le validisme.


« Si j’entends encore une note de Céline Dion, je vais commettre un meurtre ! » Ces propos choquants, tenus à la radio par la patronne de la présente gazette qui commentait l’annonce des nouveaux concerts parisiens de la chanteuse, ont scandalisé les Français. Des mots de triste mémoire.

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Manque de bol : la Canadienne était de retour dans les bacs le 17 avril avec un titre inédit intitulé Dansons, dont la pochette du CD nous la présentait sous son meilleur profil. La première collaboration de la jolie Québécoise avec Jean-Jacques Goldman depuis 2016, se sont extasiés ses nombreux fans ! Reste que, après le prix des places et le véritable parcours du combattant pour faire partie des élus qui l’entendront à La Défense Arena (40 000 places, la plus grande salle d’Europe, soit deux fois Bercy), certains y sont allés de leur commentaire acerbe.

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Ainsi, Fabien Randanne, journaliste chez 20 Minutes et spécialiste autoproclamé de l’Eurovision sur X, s’est indigné d’un clip invisibilisant les homosexuels et d’un couplet maladroit: « J’ai cligné des yeux au mauvais moment ou bien, dans le clip de Dansons de Céline Dion, il n’y a que des couples homme-femme / hétéros ? Entre ça et le “on ne peut danser que debout”, niveau inclusion, c’est vraiment une chanson de 1995. » Céline Dion a fait la une du Parisien trois fois en quinze jours. C’est vrai, après tout : si c’est pour voir cette honteuse réac nous revenir miraculeusement guérie de sa maladie pour rapporter dans ses bagages les maux terribles que sont l’homophobie et le validisme, à quoi bon ? M. Randanne avait publié en 2025 une vaste enquête de 148 pages, Queerovision, que son éditeur Double Ponctuation / éditeur des diversités présentait ainsi : « D’un chapitre à l’autre, on comprend comment la plus grande compétition musicale est devenue un espace résolument progressiste et précieux, alors que les conservatismes, les populismes et les idées réactionnaires gagnent du terrain. » La question de la visibilité lui est donc particulièrement chère.

Espérons qu’au soir du 12 septembre, on compte au moins un hétérosexuel parmi les danseurs qui accompagneront la star sur scène. Sinon ça va encore barder !

Queerovision: Histoire(s) de la plus grande scène du monde

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Mai 2026 – #145

Retrouvez cet article dans le Magazine Causeur N°145 de Mai 2026

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