« Les Rayons et les ombres », le nouveau film de Xavier Giannoli. Sortie le 18 mars
En adaptant pour le grand écran Illusions perdues de Balzac, Xavier Giannoli avait déjà montré tout l’intérêt qu’il porte au milieu de la presse et des médias. Cette fois, avec Les Rayons et les ombres, il s’empare de l’histoire vraie de Jean Luchaire – journaliste pacifiste, ami d’Otto Abetz devenu patron de la presse sous Vichy – et de sa fille Corinne, actrice de cinéma qui a eu un enfant avec un officier allemand durant l’Occupation.
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Malgré sa longueur excessive (3 h 15) et les redites inutiles qui vont avec, le film a le mérite d’aborder en détail cette période terrible durant laquelle la presse écrite est tombée dans les affres de la collaboration la plus aveugle. Parallèlement, le film est la chronique d’une relation mouvementée entre un père pétrifié d’admiration et sa fille qui brûle sa vie.
Nastya Golubeva incarne cette dernière à la perfection, laissant à la traîne un Jean Dujardin moins convaincant dans le rôle du père.




