Dans le macabre répertoire des tragédies du football, celle de Port-Saïd rivalise en horreur avec celle du Heysel. Le 1er février, au coup de sifflet final du match entre Al-Masry, club de la ville, et Al-Ahly, équipe du Caire, une vague d’énergumènes provenant de la tribune des supporters locaux déferle sur la tribune adverse. Les violences se soldent par la mort d’au moins 74 personnes : certaines sont écrasées ou asphyxiées entre la pelouse et les gradins, englouties dans un mouvement de foule, mais d’autres sont victimes d’actes barbares bien plus brutaux que les usuelles castagnes entre hooligans. Des supporters sont projetés par-dessus les tribunes. Un jeune homme racontera à la télévision que son ami a eu le corps transpercé par une broche.
 

*Photo : Aschevogel

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