À Genève, la majorité municipale n’est visiblement pas à court d’idées lorsqu’il s’agit de dilapider l’argent du contribuable helvète. Découvrez la dernière trouvaille de l’égalitarisme progressiste.


On connaissait déjà les « emojis non genrés » de Google ou encore les gender neutral toilets à l’anglo-saxonne. Voici désormais les panneaux de signalisation routière tendance féministe.

Ces représentations qu’il faut « questionner »

A Genève, la maire socialiste Sandrine Salerno, jamais avare en plaisanteries divertissantes, a décidé de remplacer la signalisation aux abords des passages piétons pour la substituer par des panneaux représentant désormais des femmes actives, âgées, enceintes ou encore en couple. L’édile se justifie dans le quotidien Le Temps: « il est question de notre perception de la société, de la place des femmes dans l’espace public, des représentations qu’il faut questionner ». Rien que ça. Voilà qui va indéniablement faire entrer la ville suisse dans une ère de progrès social et de bien-être citoyen…

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Et tout ceci a un coût : les 250 panneaux à remplacer ont coûté 56.000 francs suisses au contribuable genevois – qui appréciera. Il faut dire que Sandrine Salerno et son équipe n’ont pas particulièrement brillé par leur maitrise du budget par le passé, comme le démontrent les rapports de la cour des comptes de Genève.

Faut pas pousser mémé dans les orties !

Le bon sens voudrait qu’on rappelle ici qu’un panneau de signalisation n’est pas censé représenter un homme en particulier, mais tout simplement un être humain, et que son aspect correspond dans de nombreux pays à des critères standards définis par la Convention de Vienne de 1968 sur la circulation routière. À Genève, même une partie de la gauche locale s’émeut de cette gabegie. La députée d’Ensemble à gauche Salika Wenger, citée par Le Temps, juge la démarche «grotesque, inutile et coûteuse»: «En genrant les panneaux de manière caricaturale, on produit une nouvelle discrimination », déplore-t-elle. La silhouette qui traverse est celle d’un être humain, personne ne s’est jamais demandé si c’était un homme ». On se demande au demeurant où s’arrêterait la liste : pourquoi limiter aux femmes enceintes et aux mamies quand on pourrait multiplier à l’infini les situations. Le député PLR Murat Adler abonde en ce sens : « A force de vouloir faire de l’inclusion, on exclut davantage. Il y aura toujours des personnes qui se sentiront non représentées, j’invite la ville à compléter sa panoplie avec des hommes avec poussette, ou guitare sous le bras.». Même Télérama s’est penché sur la question… en allant interroger le designer suisse Ruedi Baur.

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Un droit fédéral « trop strict »…

Mais la municipalité ne s’arrête pas en si bon chemin : soutenue par le « collectif féministe » L’Escouade, elle s’apprête à débaptiser un certain nombre de rues pour leur donner le nom de femmes, suivie par des communes du canton de Vaud. Une autre genevoiserie qui inspire…

Certains auraient voulu aller encore plus loin mais se sont heurtés à des problèmes juridiques ; la faute à un méchant droit fédéral dans doute passéiste et conservateur. Selon Serge Dal Busco, chargé du département des infrastructures de Genève, les panneaux de signalisation informatifs de la ville « sont en réalité les seuls à pouvoir être modifiés. La législation fédérale en matière de signalisation routière est très stricte» Les feux de signalisation vert, orange et rouge, par exemple, ne peuvent pas changer d’aspect. Flûte !

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