Les lfistes attisent le ressentiment des lycéens et encouragent la pagaille autour des établissements scolaires. Leur leader, Jean-Luc Mélenchon échappe de justesse à une mort digne d’un volet de la franchise horrifique Destination finale.
Notre impayable grand prêtre de la formidable secte « Démagogie sans Frontières », Jean-Luc Mélenchon (on l’aura reconnu) n’allait tout de même pas laisser passer l’occasion qui lui était offerte d’en remettre une louche dans ce registre. Les échauffourées, les actes de vandalisme, les débordements en tous genres, ces convulsions post-puberté qui ébranlent ces jours-ci certains de nos établissements scolaires, bref le bordel potache surgi des rangs obscurs des mal-classés PISA, est évidemment pain bénit pour cet agitateur frénétique. On sait fort bien que ce bordel, du moins tant qu’il ne se déroule pas sous les fenêtres de son havre de paisible bourgeois, lui sont un délice. La preuve, il en redemande. Il en veut plus encore. À peine le gouvernement, exceptionnellement tiré de son apathie ordinaire, affirme vouloir rétablir l’ordre et le faire respecter, que notre Insoumis se prend à hurler à la « férocité » de la répression. Carrément. Férocité portant en elle, qui plus est « un arrière-goût de racisme évident. » Que serait une diatribe mélenchonienne sans accusation de racisme, je vous le demande un peu ?
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Qu’on ne s’égare pas. Ces mots de racisme ou raciste, employés à tort et à travers ne sont pas qu’une exagération, une facilité, une imbécilité parmi d’autres. Ils sont là pour, à grands coups de répétitions, entrer dans les têtes, dans les esprits, voire dans les faits, cela par la magie de ce qu’on appelle la puissance performative du verbe. À force de nommer une chose, un phénomène, ils deviennent réels. Mélenchon le sait bien, qui ne rêve au fond que de voir s’établir en France une forme de racisme qu’il aurait alors beau jeu de combattre pour, finalement, lui substituer le sien, de racisme. C’est là le bon vieux calcul des gourous révolutionnaires mao-lénino-trosko-guévaro-robespierro-machin chose, insatiables pourvoyeurs des échafauds et goulags en tous ordres dont on ne sait que trop bien où ils conduisent inéluctablement les masses qui ont eu le malheur de leur prêter un jour une oreille attentive. Quand ce n’est pas, aussi, accessoirement, main forte.
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Bref, Mélenchon, une fois encore, saisit la balle au bond et prêche le bordel. C’est son refrain, sa zone de confort. Pourtant, de là-haut lui a été envoyé, ce week-end, une sorte d’avertissement. Le ciel, en effet, a bien failli lui tomber sur la tête. Alors qu’il se rendait à Politico pour une interview, un écran rétractable d’une dizaine de kilos s’est écrasé au sol à quelques centimètres de lui. Vacarme énorme, au point que notre rescapé en fut très assourdi. Il mit quelques instants à recouvrer l’ouïe. Pour ce qui est de retrouver le bon sens, le sens de la mesure et de la décence, il faudra encore attendre un peu. Peut-être d’autres manifestations tombées d’en haut? Cependant, il ne semble pas que lui-même et ses fidèles aient vu là un quelconque avertissement. Au contraire, un de ceux-là a cru bon d’interpréter l’incident comme un signe des plus favorables, le signe céleste que son chef allait gagner l’élection suprême. L’ambiance générale du week-end dernier dans ce pays était, il est vrai, au surnaturel, au spirituel, à l’élévation des esprits et des cœurs. En effet, la visite du pape Léon XIV devait faire forte impression sur nombre de nos concitoyens, mais on ne s’attendait pas à ce que, du côté de la France Insoumise, on puisse être de ceux-là. Comme quoi les voies du Ciel seraient bel et bien impénétrables, quand bien même s’exprimeraient-elles par l’improbable entremise d’un écran rétractable sur le chemin d’un prêchi-prêcha de sa très douteuse sainteté Mélenchon 1er.
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