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Margaux Pinot n’aura pas réussi à faire condamner son conjoint

Mais le parquet fait appel

Margaux Pinot n’aura pas réussi à faire condamner son conjoint
Margaux Pinot, août 2021 à Paris © J.E.E/SIPA 01031743_000081

Quand ils nous parlent du conflit et des coups reçus par Margaux Pinot, obnubilés qu’ils sont par le discours ambiant sur les « violences sexistes et sexuelles », nos médias oublient de nous dire que la judoka aurait également frappé son conjoint.


Sur les réseaux cette athlète judoka se présentait comme victime… Sauf que visiblement, pour le tribunal, il s’agirait plutôt de violences réciproques, monsieur ayant également reçu des coups et 4 jours d’ITT.

Relaxé!

Le tribunal aura donc décidé qu’il n’était pas là pour trancher entre deux personnes qui ont un peu de mal à se parler autrement qu’avec les poings [1].

Depuis ce jugement, évidement, vos médias acquis à la cause féministe woke prennent cause pour la plaignante, sans connaître le dossier, alors que Monsieur était aussi plaignant (mais chut il ne faut pas le dire !) C’est bien connu, en cas de violences réciproques, les tribunaux médiatiques sont les mieux placés pour se jeter dans les culottes des protagonistes et déterminer qui est victime et qui est coupable.

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Aujourd’hui, un tribunal républicain formé de juges professionnels aura donc dit NON à ce voyeurisme ! Car les femmes violentes ça existe aussi, et beaucoup plus qu’on ne le croit. Des femmes qui utilisent les clichés sociétaux misandres et exploitent l’esprit ultra-féministe woke qui gangrène notre société pour frapper leur conjoint qui se défend comme il peut et qui doit ensuite se justifier de ne pas être resté passif.

Un homme battu, ça fait rire tout le monde

Rappel : si 10% des femmes battues osent parler, seulement 3% des hommes battus ont ce même courage.

Une femme battue ça fait bondir notre société, hurler et bouger les ministres, alors qu’un homme battu par sa femme ça fait rire toute le monde, ça heurte un des tabous les plus forts de notre société, parce que l’homme est socialement perçu comme “fort” ou qu’ “un homme ça ne pleure pas”. Autre preuve de l’emprise de ce tabou sur notre société : en cas de violences réciproques dans un couple, instinctivement c’est la femme que notre société présumera victime et l’homme agresseur avant même l’ouverture de toute enquête alors que tous deux sont à la fois plaignants et présumés innocents. Victime=femme dans notre inconscient collectif, et notre jugement hâtif s’en retrouve totalement biaisé.

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Hélas, nombre de femmes violentes savent exploiter judicieusement les perceptions biaisées et sexistes de notre société ; avec brio les tribunaux ont su déjouer un très grand nombre de cas évidemment peu médiatisés parce qu’à l’encontre de la bienpensance. Enfin, il est aussi à rappeler dans cette affaire que les trois magistrats du tribunal ont carrément eu un doute que les coups reçus ne soient pas dus à un combat sportif, qui aurait été plus violent que d’habitude.

Dans cette affaire, le Parquet a décidé de faire appel, rappelons qu’un Parquet se comporte suivant la politique du moment, une politique qui invisibilise systématiquement les hommes battus alors qu’ils représentent mine de rien près d’un tiers des victimes de violences conjugales (cf rapport CVS 2018 page 167)…


[1] LCI.fr: « Arrêté en état d’ivresse quelques heures avant son départ prévu pour Israël, où il est attendu pour prendre les rênes de l’équipe nationale féminine, Alain Schmitt a nié”à 100%” les faits qui lui étaient reprochés, et a décrit, à la barre, une bagarre entre amants comme une “tornade”, à base de prises de judo et déclenchée selon lui par Margaux Pinot. Une version appuyée par son avocat, Me Malik Behloul, qui, contacté par LCI, précise que son client présente lui aussi un visage contusionné, avec notamment un œil au beurre noir – ce que semblent corroborer les photos que nous avons pu consulter. Il s’est vu prescrire 4 jours d’ITT. »


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