Mes biens chers frères du diabète, des acides gras et du cholestérol, l’heure est grave. Et le suspense insoutenable… Le triple whooper de Burger King et ses oignons frits (onion rings) aux arômes de chewing-gum à la sardine, le double hot-dog au poulet frit de KFC (double down dog) et ses beignets de volailles par bassine de trente, le big breakfast à la margarine et au faux sirop d’érable de chez McDonald’s, la pizza tourte d’Uno Chigaco Grill aussi chargée en sel que vingt-sept mini-paquets de chips Lay’s[1. D’après une étude du magazine Eat this, not that !.], toutes ces merveilles du mauvais goût culinaire à l’américaine, véritables orgasmes à mâcher conçus en laboratoire par des cuistots chimistes qui savaient, eux au moins, nous faire planer, sont purement et simplement menacés de disparition !

Ce n’est pas juste un complot diététique ou un coup d’État des furies en sandalettes du régime « paléo », c’est une agression à grande échelle contre tout un art de vivre, une culture, presque un patrimoine. Une exception plus historique que culturelle, certes. Mais qui nous a tout de même permis de faire du gras pendant trente ans en prenant notre pied (et Dieu, que c’était bon !) : la junk-food… Oui, chers amis candidats à l’obésité morbide et à l’AVC en vol plané, notre sœur de graisse, la malbouffe, si souvent accusée à tort de tous les maux de la mondialisation, est aujourd’hui en danger de mort.

*Photo: wikicommons.

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