Monde des idées. Le relativisme hérité de Mai 68 nous pollue encore. Nous devons balayer ce conformisme par une pensée authentique. Par exemple en nous appuyant sur Aron, Crozier, Lévi-Strauss ou Girard qui, en leur temps, avaient bien vu la supercherie de cette pseudo-révolution. Analyse.
Qu’était Mai 68 ? Je n’irai pas par quatre chemins. La grande révolution des enfants gâtés, le Woodstock hexagonal où l’on renversa le capitalisme en fumant des pétards et en taguant des slogans sur les murs de la Sorbonne. Une pseudo-révolution qui se pavane encore aujourd’hui comme l’aube d’une ère nouvelle, alors qu’elle n’était qu’un psychodrame collectif d’adolescents attardés, gavés de Trente Glorieuses, qui découvraient soudain que l’autorité du papa gaulliste était insupportable et que le monde entier attendait leurs illuminations.
Le génie de 68, c’est d’avoir transformé la superficialité en vertu cardinale. On se targuait d’originalité radicale, de rupture épistémique, de subversion totale. En réalité, on recyclait du marxisme mal digéré, du freudisme de bazar et du structuralisme mal compris dans un grand mixeur idéologique pour en sortir des mots d’ordre aussi creux que « Il est interdit d’interdire » ou « Sous les pavés, la plage ». Du vent. Du vent sophistiqué, enveloppé dans un langage obscur qui donnait l’illusion de la profondeur. « Je n’aime pas les gens qui rendent l’eau trouble pour faire croire qu’elle est profonde ». Toute l’imposture de 68 est résumée dans cette maxime confucéenne.
La pensée 68 : du vent enrobé de jargon
Les « penseurs » de cette époque – Foucault, Derrida, Lacan, Deleuze, Guattari et consorts – excellaient dans l’art de l’apparence. Ils construisaient des cathédrales conceptuelles baroques, pleines d’ « épistémés », de « rhizomes », de « schizo-analyses » et de « biopolitique », pour mieux masquer des mécanismes simplistes.
Tout se résumait à : l’autorité = oppression, l’Occident = méchant, les jeux de pouvoir = partout sauf de notre part, les révolutionnaires anti-occidentaux = forcément des libérateurs. Le personnage de Che Guevara est l’icône de cette religion de l’imposture, une belle gueule pseudo-romantique cachant en réalité une parfaite crapule spécialiste des exécutions sommaires.
Critiquer l’autorité ? Un jeu d’enfant. On dénonce le « pouvoir » dans l’université, la famille, l’État, le langage lui-même, mais on oublie commodément que l’on exerce déjà un petit pouvoir bien confortable dans les amphis et les revues subventionnées. Le relativisme moral devenait la nouvelle morale : plus rien n’est vrai, tout est construit, donc tout se vaut… sauf, bien sûr, notre propre subversion, qui elle est sacrée. Les soixante-huitards ne sont même pas conscients que c’est moins le contenu du discours qui leur importe que d’en détenir le monopole.
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La pseudo-révolution sexuelle ? Un chef-d’œuvre de désenchantement. Fini le charme discret de la séduction : jouissance obligatoire pour tout le monde, sans quoi vous êtes un réactionnaire. La libération des fantasmes s’est avérée être un mauvais recyclage de désirs finalement centré sur le seul imaginaire masculin. Le patriarcat honni fut remplacé par la culture des abuseurs et violeurs dont on constate le brillant résultat maintenant. Quand il ne dérape pas carrément vers la pédophilie, une perversion particulièrement chérie par les chefs de file de 68 et par sa presse.
A nier l’éternel féminin et l’éternel masculin ainsi que leur tension érotique perpétuelle, celle-ci vous revient en boomerang sous des formes abjectes qui n’ont plus rien à voir avec l’érotisme ou la séduction. L’amour courtois fut une invention bien plus révolutionnaire et plus disruptive que cette pseudo-libération incapable d’enchanter ses désirs.
Leur plus belle prouesse rhétorique reste cette capacité à habiller des slogans destructeurs de constructions pompeuses. La « déconstruction » derridienne, par exemple : un exercice brillant de démantèlement textuel qui, appliqué à la pensée occidentale, servait surtout à discréditer toute tentative de construction positive. On ne propose rien de solide ; on démonte. On ne bâtit pas ; on sape.
Et derrière ce nihilisme chic se cachait une haine de l’Occident, une division manichéenne du monde entre « gentils ouverts » (les dominés, les marginaux, l’Autre exotique) et « méchants fermés » (l’Occident blanc, rationnel, judéo-chrétien). Une fausse subversion qui, une fois institutionnalisée dans les facultés, est devenue le nouveau conformisme : le prêt-à-penser progressiste, avec son cortège de bien-pensance et d’excommunication des hérétiques.
Rien d’original, au fond. Une incapacité chronique à produire une thèse positive, autonome, courageuse. Tout repose sur la négation des pensées précédentes, sur la critique sans proposition. Du parasitisme intellectuel élevé au rang d’art majeur.
Les vrais penseurs : complexité contre facilité
À contre-courant de cette agitation bruyante, quelques esprits véritables ont résisté ou sont restés en marge. Les véritables penseurs de la période des années 60 et 70 ont tous été sans exception des opposants à 68, des esprits lucides et acérés capables d’en déceler toute la supercherie. Et plus encore, des bâtisseurs de thèses véritablement originales, leur permettant d’accueillir le bruit factice des « révolutionnaires » par un simple haussement d’épaules.
Ils ont été qualifiés de « conservateurs » – injure suprême dans le milieu – parce qu’ils refusaient le simplisme révolutionnaire. Ironie du sort : ces « réactionnaires » ont souvent entretenu des liens étroits avec les États-Unis, terre d’empire honnie par les soixante-huitards, et ont eu le courage de construire plutôt que de déconstruire.
Raymond Aron en premier lieu. Ce libéral lucide, sociologue et philosophe, a vu dans Mai 68 un « psychodrame », une « révolution introuvable », un « marathon de palabres » utopique niant la réalité. Opposé aux illusions marxistes et aux totalitarismes de tous poils, Aron incarnait la pensée claire contre l’obscurité rhétorique. Son œuvre – L’Opium des intellectuels, Paix et guerre entre les nations, Les Étapes de la pensée sociologique – défend la démocratie libérale, l’empirisme raisonné et la distinction essentielle entre critique rationnelle et nihilisme romantique.
Aron est le penseur de la complexité : il refusait les grands récits simplificateurs, analysait les sociétés industrielles dans leur pluralité conflictuelle, sans céder à la fascination pour la « révolution ». Il a payé cher son opposition : traité d’indigne par Sartre lui-même. L’histoire lui a donné raison.
Michel Crozier, sociologue des organisations, diagnostiquait dans Le phénomène bureaucratique ou La Société bloquée les rigidités bureaucratiques françaises. Sa critique de Mai 68 était celle d’une révolte petite-bourgeoise plus que d’une révolution prolétarienne. Sa pensée, centrée sur l’acteur stratégique, la bureaucratie et le changement incrémental, exige une analyse fine des jeux de pouvoir concrets, loin des abstractions lyriques.
Crozier est l’antidote à tous les Foucault et Bourdieu qui n’analysent l’histoire et la politique que sous l’angle des rapports de pouvoir simplifiés en oppresseurs et en opprimés, l’argument de la domination les dispensant de tout respect de la vérité. Chez Crozier, si les jeux de pouvoir sont bel et bien présents, personne n’en est exempt, personne n’est « pur ». Les jeux d’acteur sont consubstantiels à l’humanité, depuis la nuit des temps.
Prétendre à la « libération » et à la « pureté » dans ce domaine aboutit à des oppressions bien pires encore. Foucault en est l’exemplification personnelle, lui qui n’a jamais pu assumer les jeux de domination dans sa sexualité. Sans reconnaissance de la nature humaine dans ce domaine et sans prise de hauteur reprenant le contrôle sur des schémas simplistes, ceux qui prétendent nous libérer des rapports de domination seront les premiers à les exercer de la façon la plus totalitaire, faute de s’être extraits de leur pouvoir de fascination.
Crozier fut l’un des premiers à analyser ces rapports pour ce qu’ils sont : des jeux. Et à ce titre, sans chercher à en faire une nième table rase factice, de savoir comment les tourner de façon positive en un système d’action (L’acteur et le système).
C’est certainement moins glamour que les appels à la révolution et au renversement des oppresseurs, mais c’est beaucoup plus authentique. Evidemment, Crozier ne faisait qu’aggraver son cas en échappant à la fascination obsessionnelle et très ambivalente des rejetons du marxisme pour les rapports de domination. Il appelait à leur dépassement pour célébrer et bâtir l’esprit d’entreprise, sans naïveté mais débarrassée de l’aigreur toujours tapie chez les « révolutionnaires ».
Claude Lévi-Strauss, le structuraliste authentique (contrairement à ses épigones), s’est tenu à distance des penseurs de pacotille. Travaillant au cœur du Quartier latin en 68, il a simplement continué son œuvre anthropologique monumentale : Tristes Tropiques, La Pensée sauvage, Mythologiques. Sa pensée révèle les structures universelles de l’esprit humain à travers les mythes et les systèmes de parenté. Originalité réelle : il montrait l’unité profonde de l’humanité sans verser dans le relativisme mou. Pas de haine de l’Occident, mais une comparaison rigoureuse des cultures. Il critiquait violemment le mouvement comme symptôme de l’autodestruction universitaire.
Lévi-Strauss était un tel monument de la pensée que les opportunistes de 68 ont souvent tenté de l’enrôler parmi eux. Les contresens abondent sur le grand ethnologue, le plus répandu et le plus faux de tous étant d’en faire le porte-parole des peuples opprimés et colonisés, selon une vulgate tiers-mondiste chère aux révolutionnaires.
Lévi-Strauss avait compris très tôt que l’universalité humaine n’impliquait pas que des droits mais aussi des devoirs. Loin de se complaire dans un exotisme de l’excuse, il soulignait au contraire que des civilisations apparemment très éloignées reproduisaient des schémas communs aux nôtres et qu’à ce titre, aucune ne pouvait prétendre à une position privilégiée, dans un sens comme dans l’autre.
Lévi-Strauss était maître dans la mise en lumière de ce qui était commun à toute l’humanité et ce qui était propre à telle ou telle civilisation. Il savait suspendre son jugement pour en établir une cartographie précise, factuelle et intransigeante, ne ménageant jamais ses critiques à l’encontre de toute civilisation, la sienne comme les autres. L’inverse exact du misérabilisme érigé en analyse géopolitique et de la culture de l’excuse.
Lévi-Strauss fit scandale lors d’une conférence de l’UNESCO, lorsqu’il affirma qu’une condition de survie des civilisations était de les tenir à une certaine distance l’une de l’autre, voire de savoir faire preuve de « surdité » pour défendre ses valeurs et échapper aux sirènes du multi-culturalisme. C’était la marque de fabrique du grand ethnologue que d’être absolument intransigeant dans la dénonciation de tout racisme, mais de l’être tout autant quant à la lucidité des rapports entre civilisations, en se débarrassant de toute forme de naïveté.
La leçon de Lévi-Strauss est que la lucidité quant à la nature humaine doit précéder la générosité. Lorsque c’est l’inverse, la générosité s’avère n’être qu’une flatulence de l’ego que l’on brandit pour se mettre en valeur. Inutile de préciser que cette dénonciation implicite du bruyant marketing soixante-huitard ne fut pas du goût de tout le monde. Lévi-Strauss s’offrit une ultime facétie en pied-de-nez à tous les récupérateurs de la pensée clinquante, en se qualifiant lui-même de « vieil anarchiste de droite resté fidèle à Marx ». Raymond Aron aurait pu tout autant être l’auteur de cette ironie souriante.
René Girard, enfin, géant trop souvent ignoré en France. Sa théorie mimétique (Mensonge romantique et vérité romanesque, La Violence et le Sacré, Des choses cachées depuis la fondation du monde, Le bouc émissaire) explique le désir humain comme mimétique (on désire ce que l’autre désire), menant à la rivalité et à la violence, résolue par le mécanisme du bouc émissaire. Girard, converti au christianisme, voyait dans la Révélation judéo-chrétienne la démystification et la sublimation de ce mécanisme.
D’une profondeur inégalée, il relie littérature, anthropologie, religion et psychologie dans une synthèse audacieuse. Opposé à 68, il y voyait une nouvelle flambée mimétique de rivalité narcissique.
Sa pensée exige un effort réel : elle n’est pas un slogan, mais une clé pour comprendre l’humain dans sa tragédie et sa rédemption. Inutile de préciser que son engagement chrétien lui valut le bannissement et l’exil des cercles universitaires français.
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Girard tout comme Crozier montra que les soixante-huitards étaient totalement sous l’emprise, la fascination et la reproduction des mécanismes de domination qu’ils prétendaient dénoncer et combattre. Il est un fait avéré que c’est dans les milieux les plus « progressistes » et les plus « humanitaires » que l’on trouve les actes les plus répugnants d’esclavage moderne et d’abus de pouvoir.
Les véritables révolutionnaires sont ceux qui offrent une voie de sortie et un dépassement à ces thématiques, sans naïveté et sans ignorance des réalités humaines à travers l’histoire. Les véritables révolutions sont toujours des révolutions conservatrices, accompagnant toute proposition de rupture d’une reconnaissance des millénaires de constructions civilisationnelle et de lucidité quant à la nature humaine.
Ces quatre-là n’étaient pas des « soixante-huitards ». Ils ont été étrangers ou hostiles à l’événement, considérés comme conservateurs, et ont souvent regardé avec consternation cette « révolution d’enfants gâtés narcissiques à la réflexion faible ». Leurs liens avec les Etats-Unis (Aron et Crozier influencés par la sociologie américaine, Lévi-Strauss et Girard y ayant séjourné ou enseigné) les rendaient suspects. Pourtant, ils ont proposé une pensée véritablement nouvelle : construction patiente, empirique ou théorique rigoureuse, contre la mode de la déconstruction.
Karl Popper : le rempart anglo-saxon
Introduisons un cinquième larron, anglo-saxon celui-là : Karl Popper. Sa Logique de la découverte scientifique et La Société ouverte et ses ennemis ont immunisé une partie de la pensée américaine et britannique contre la contagion de 68. Popper insistait sur la réfutabilité des théories scientifiques, contre l’induction naïve et les historicismes (Marx, Hegel). En politique, il défendait la société ouverte, démocratique, contre les utopies totalitaires fermées.
Grâce à sa rigueur claire, à son refus du jargon obscur et de la prophétie historique, le monde anglo-saxon a résisté un temps à la bruyante mode venue de Paris. Tandis que Paris s’enivrait de lacanisme et de foucaldisme, Londres et New York maintenaient un certain cap empiriste et libéral. Popper, avec son exigence de clarté et de testabilité, incarnait l’antidote parfait au relativisme de 68.
Les sciences humaines développées aux Etats-Unis bénéficièrent un temps d’une armature scientifique et logique considérées comme indispensables à tout enseignant, leur permettant de montrer que la sociologie pouvait être autre chose qu’un bavardage inconsistant et politiquement orienté. Crozier fut formé à ce creuset américain, y ajoutant une part de « french touch » le rendant inédit et irremplaçable.
L’héritage : superficialité et wokisme
Que reste-t-il des soixante-huitards aujourd’hui ? Rien de solide ni d’authentique. Ils se sont illustrés dans la superficialité et l’apparence bruyante : ces grands adversaires du capitalisme et des cercles du pouvoir ont investi avec beaucoup d’opportunisme les milieux de la publicité, et des médias clinquants. Ils ont également fait preuve d’un certain génie dans l’arrivisme politique (combien d’anciens maos ou trotskistes recyclés en bobos libéraux ou en ministres socialistes ?).
Leur héritage intellectuel ? Du vent institutionnalisé dans des départements de sociologie bavarde ou de philosophie orientée, dont la seule préoccupation est de savoir si les membres de son cercle pensent correctement, c’est-à-dire à gauche.
Au besoin, les quelques rares résistants développant une pensée véritablement originale se verront excommuniés, bannis ou « redressés ».
S’imposant par la terreur du conformisme et de la reconnaissance sociale et non par la profondeur des idées, 68 a entretenu une main mise sur le monde de l’édition journalistique et livresque en France. Au point que beaucoup de « penseurs » des générations qui ont suivi, même des décennies après 68, se sont sentis obligés à des génuflexions et à des exercices de flatterie envers des ancêtres décatis s’accrochant au pouvoir. Le vide de la pensée qui règne à quelques exceptions près en France depuis des décennies doit beaucoup à cette culture de la servilité.
Mais la conséquence la plus néfaste de la pseudo-pensée de 68 est d’avoir enfanté le wokisme, même si les intéressés s’en défendent avec véhémence. « Nous sommes anti-puritains, le wokisme est puritain ! » Argument faible, mes chers. On peut engendrer un monstre qui ne nous ressemble pas tout en en étant responsable de sa conception.
Le relativisme moral (« tout se vaut »), l’anti-occidentalisme viscéral, la division binaire entre gentils et méchants, le terrorisme intellectuel derrière des airs « cool » et « ouverts », la pratique du harcèlement en meute, la prétention à détenir le Bien, la réduction du débat à des slogans simplistes : tout cela s’est transmis directement de 68 au wokisme.
Ce dernier a inversé certaines positions sur les mœurs par réaction, mais a conservé la méthode : totalitaire, inquisitoriale, déconstructive. La déconstruction a produit la cancel culture. Le relativisme a produit l’obsession identitaire. La haine de l’Occident a produit le « décolonial ». Mai 68 n’a pas libéré ; il a ouvert la voie à de nouvelles chaînes, plus insidieuses car habillées de vertus morales. Les vrais libérateurs intellectuels étaient ailleurs : chez ceux qui, dans le bruit et la fureur, ont continué à penser avec rigueur, complexité et courage de proposition.
Ainsi s’achève cette mascarade orchestrée depuis des décennies par des esprits médiocres. 68 reste un beau mythe pour ceux qui ont besoin de se raconter qu’ils ont fait la révolution depuis leur chambre d’étudiant. Les autres, plus lucides, y voient ce qu’Aron y voyait : une comédie, tragique seulement par ses conséquences durables.
Notre époque peut cependant se montrer plus optimiste et tourner la page de la supercherie. Beaucoup de conditions sont remplies pour amorcer en France une « révolution conservatrice », semblable à celle qui s’est produite dans le début des années 1980. J’y ai apporté une modeste contribution à travers mon livre Le souverainisme est un humanisme et ce que je développerai dans un futur ouvrage comme « la théorie des lignées », esquissée dans mon livre précédent.
Celle-ci est une reconstruction aussi bien de l’individu comme personne au sens chrétien que des nations comme lignées de civilisation, ayant renvoyé dos-à-dos les communautarismes tribaux qui nous menacent et l’universalisme fade du mondialisme et de l’UE. Le souverainisme et le libéralisme conservateur sont les deux pensées de cette reconstruction de notre monde, ouverts aux autres mais lucides, défendant nos identités et nos valeurs sans culture de l’excuse aussi bien pour nous que pour ceux qui nous menacent.
Cessons l’infantilisme de ceux dont la seule motivation véritable a toujours été la prise de pouvoir et entrons dans l’ère de la responsabilité et de l’exigence envers nous-mêmes.
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