Du bouddhisme au Fig Mag en passant par le Matin des magiciens: vingt ans après sa mort, retour sur le parcours surprenant d’un aventurier de l’esprit.


 

La vie de Louis Pauwels commence comme du Dickens, se poursuit chez Tolkien et finit dans un confort trouble à la Sagan. On peut y lire l’aventure d’un Rastignac surdoué ou celle d’un pèlerin en quête de sagesse, l’un n’empêche pas l’autre avec cet homme hors du commun. Né en 1920, le futur patron du Figaro Magazine est le fils naturel d’un grand bourgeois belge (qu’il refusera de rencontrer). Il est élevé dans un milieu ouvrier par sa mère et son beau-père, Gustave Bouju, apiéceur pour un tailleur des beaux quartiers. Le jeune Pauwels voue une admiration sans bornes à ce syndicaliste, nourri aux œuvres de Hugo et Jaurès. Avec lui, il comprend l’importance de l’instruction, du travail, mais touche aussi du doigt la frontière séparant l’inné de l’acquis. « Entre cet homme qui m’était tout et moi, j’éprouvais l’existence d’une herse. Il y a une niche génétique : ce sont les parents de chair. Je n’étais pas dans la niche génétique. » Sans fai

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Septembre 2017 - #49

Article extrait du Magazine Causeur

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