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«Les hommes blancs à l’arrière» et autres manipulations estivales des professionnels belges de l’antiracisme

La correspondance bruxelloise de Gregory Vanden Bruel


«Les hommes blancs à l’arrière» et autres manipulations estivales des professionnels belges de l’antiracisme
Bruxelles, 30 juillet 2026 © EMILE WINDAL/BELGA/SIPA

En Flandre, le déploiement d’une banderole raciste le bord de la route – présentée comme une réponse aux provocations d’une chanteuse néerlandaise woke -scandalise. Quelques jours plus tôt, les médias du plat pays avaient rétropédalé après s’être scandalisés d’un fait divers soi-disant islamophobe dans le tram à Bruxelles.


« Tous les hommes noirs derrière » :  la banderole fut déployée, ce week-end, le long de l’autoroute E40, dans la partie flamande de la Belgique. Le message est assurément raciste, condamné comme tel par les responsables politiques n’ayant pas pris congé de leurs réseaux sociaux pendant la trêve estivale. L’occasion était trop belle pour eux d’y aller d’une indignation saupoudrée d’une double dose de moraline. Seulement, le calicot ne faisait que répondre aux propos  tenus, quelques jours plus tôt, par une « artiste », enjoignant les « hommes blancs » cette fois-ci, de se tenir loin de la scène. A cette occasion, ni cri d’orfraie, ni dénonciation. Pour la gauche, le racisme, c’est comme le cholestérol, il existe le bon et le mauvais, celui que l’on soutient et celui que l’on condamne.

Plus de temps pour la nuance 

Plantons le décor. Tout ceci se passe à Gand (et dans ses environs), probablement la plus belle ville de Belgique, avec son Château des Comtes de Flandres, ses maisons à pignons le long de la Lys et sa Cathédrale de Saint-Bavon qui abrite le triptyque de l’Agneau mystique des frères Van Eyck. Seulement, la capitale de Flandre-Orientale vote très à gauche, avec tous les maux qui en découlent : wokisme, insécurité grandissante, idéologie LGBT… Chaque année, elle héberge les Gentse Feesten, dix jours de festivités au cours desquelles l’alcool coule à flots autour de podiums où sont programmés des artistes souvent subsidiés et à l’audience confidentielle.  

Cette année, s’y produisait Sophie Straat, chanteuse néerlandaise qui s’était déjà fait remarquer par des propos que l’on qualifiera pudiquement de limites. Cela n’a pas empêché les organisateurs de l’inviter et de se féliciter sans doute qu’elle récidivât : « Tous les hommes blancs à l’arrière ! C’est l’heure des filles, des queers, des personnes de couleur », avant de persévérer afin de bien se faire comprendre : « Plus de temps pour la nuance : il est déjà trop tard. Tous les hommes blancs au fond ». 

A lire aussi, du même auteur: Dix ans après les attentats, Bruxelles ne s’est jamais relevée

Plusieurs signalements ont été adressés à l’Institut flamand des droits humains, et à Unia, officine officielle de l’antiracisme, sans suite car, pour cette dernière, les propos tenus relèveraient de la sacro-sainte « liberté d’expression » et ponctueraient « une prestation artistique portant un message politique et sociétal sur les inégalités ». Il n’est nul besoin de préciser qu’Unia reçoit chaque année une enveloppe d’argent public, tout cela pour nourrir une haine de l’homme blanc.  

Si nous pensions naïvement que le racisme commençait dès lors qu’un individu était insulté pour la simple raison de sa couleur de peau, les progressistes ont décrété, par un raisonnement abscons dont ils gardent jalousement le secret, que le racisme antiblancs n’existe pas car les dominants ne peuvent, par définition, être victimes de discrimination. A cette aune, les blancs ne peuvent être que coupables, y compris lorsqu’ils rappellent que les mêmes fêtes de Gand ont donné lieu à des scènes de violences commises principalement par des allochtones, évidemment tues par les médias traditionnels.

Drame dans le tram 55

Un autre événement a marqué l’actualité récente en Belgique, accouchant des mêmes manipulations des professionnels de l’antiracisme. Le 23 juillet, Driss Atounane, commerçant en Région bruxelloise, était tué en défendant une musulmane « victime de racisme » alors qu’elle se trouvait dans les transports publics. Il n’en fallut guère plus pour que la classe politico-médiatique criât son indignation, rivalisât de bons sentiments à coups de tirades souvent peu inspirées et… allât jusqu’à demander de renommer un arrêt de tram en hommage au héros. Le citoyen belge non initié aux manipulations pouvait légitimement penser que le bourreau était un Belge de souche et il fallut quelques jours pour que l’identité du présumé coupable fût révélée : un Rwandais naturalisé belge. Les médias ont alors renoué avec une de leurs vieilles manœuvres : le présenter comme atteint de troubles psychiatriques. L’honnêteté aurait été de présenter dès le début ce fait comme un énième drame lié à l’immigration. 

Mais entretemps, l’invasion de Ceuta par des hordes de Marocains a déjà donné du grain nouveau à moudre aux antiracistes professionnels qui nous expliquent aujourd’hui doctement que 99 % des migrants sont déjà retournés dans leur chérifien royaume. Ce n’est évidemment pas vrai et quand l’Europe devra subir les conséquences de ce qui se passe dans l’enclave espagnole, et de façon plus générale de la politique de Pedro Sánchez, ils trouveront sans doute un argumentaire pour dédouaner l’étranger, forcément victime de notre société raciste.



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