Jeanne Balibar a réalisé Merveilles à Montfermeil avec l’appui logistique de Ladj Ly. Cette ode naïve à la diversité s’est fait éreinter par la critique puis doubler par Les Misérables. Récit d’une rivalité.


Dès la première scène de son film, Merveilles à Montfermeil, Jeanne Balibar annonce la couleur. La réalisatrice se filme dans le bureau du juge en train de se disputer… en arabe avec son futur-exépoux Kamel (Ramzy Bedia). Le spectateur na droit à aucun sous-titre, mais comprend néanmoins de quoi il retourne grâce aux quelques mots échangés en français : «Tu veux toujours parderrière ! Ça fait mal au cul!» Mine affolée des avocates dorigine maghrébine. Désorientation de la magistrate, qui ne comprend rien. Bienvenue à Montfermeil selon Balibar ! 

Quon se le dise : lavenir sera multiculturel et polyglotte. « On nous répète que les gens doivent apprendre le français. Moi jai renversé la tendance», explique lactrice-réalisatrice dans un entretien accordé au Pa

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Mars 2020 - Causeur #77

Article extrait du Magazine Causeur

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