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La Nuit du Bien Commun, pivot désormais incontournable du caritatif

La soirée annuelle s’est tenue hier soir à Paris

La Nuit du Bien Commun, pivot désormais incontournable du caritatif
D.R.

Cinq ans après sa création, la Nuit du Bien Commun est désormais devenue un événement incontournable, tant pour les mécènes à la recherche de projets porteurs de sens à financer, que pour les associations, qui trouvent ainsi en l’espace d’une soirée de quoi faire changer d’échelle à leur action.


1 million d’euros. C’est le montant cumulé des promesses de dons formulées par les quelques 1 200 participants à la cinquième Nuit du Bien Commun, dont la grand-messe annuelle se déroulait pour la première fois à l’Olympia, après avoir mobilisé jusqu’ici le théâtre Mogador, devenu trop petit pour accueillir tous les participants. Gage évident du succès de cette manifestation, qui permet d’apporter concrètement un soutien financier à des projets associatifs qui ont tous un point en commun : leur souci du Bien Commun.

Des associations engagées

« Nous avons lancé un appel à une génération au service », scande la maîtresse de cérémonie Cécile de Ménibus, journaliste à Sud Radio, devant un public composé en majorité d’entrepreneurs et de chefs d’entreprise. Un parterre représentatif d’une France conservatrice qui se soucie de la préservation du patrimoine et de l’éducation des générations futures.

Le choix des associations n’est donc pas anodin et respecte ainsi certaines conditions : elles doivent avoir moins d’un an d’existence, agir en France et avoir des ressources financières encore limitées.

Des donateurs généreux

« Faites brûler vos cœurs de charité et vos cartes bleues de générosité ! […] Considérons l’argent comme une énergie au service du Bien Commun ! » exhorte Maître Aymeric Rouillac, commissaire-priseur chargé de pousser les spectateurs à donner aux porteurs de projets qui viennent de « pitcher» : la plupart des associations sont reparties avec bien plus d’argent que la somme initialement espérée.

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Carton plein par exemple pour l’association FertilityCare qui défend un appel à «  donner la vie », et à trouver des solutions naturelles à l’infertilité. S’inspirant de méthodes développées au États-Unis, elle tente de trouver des solutions adaptées à chaque couple en attente d’enfant en respectant son intimité, son histoire et en leur proposant des alternatives à la PMA. Elle était venue dans l’espoir d’obtenir 65 000 euros, l’association est repartie avec le double. Les associations Autiste sans frontières et La maison des tout petits, ont elles aussi réussi leur levée de dons. Désirant créer des maisons d’accueil et des centres pour les enfants handicapés et abandonnés, afin de les insérer pleinement dans la société, elles repartent chacune avec plus de 100 000 euros.

Les projets culturels n’ont cependant pas rencontré un très grand succès. L’association Symphonia, qui propose un spectacle retraçant l’histoire de Notre-Dame de Paris depuis sa création jusqu’à son incendie, n’a obtenu que la moitié des fonds espérés. Ce projet purement culturel ne pouvant se réaliser qu’en 2023, la date et l’intérêt de cette proposition n’ont pas motivé les donateurs. L’association Arcade, qui propose quant à elle des camps d’été visant à rebâtir et reconstruire des bâtiments abandonnés dans nos villages, n’a également pas su convaincre le public.

Ce sont donc finalement les projets sociaux et humains qui ont le mieux réussi leur levée de dons. Probablement parce qu’ils étaient plus concrets, mais aussi plus proches dans le temps.

La Nuit du Bien Commun s’exporte

Le succès de la Nuit du Bien Commun allant grandissant, le projet s’exporte désormais dans d’autres villes de France mais aussi à l’étranger : Lille, Angers, Bordeaux, accueilleront prochainement l’évènement. En 2022, c’est à Barcelone ou encore à Londres que les fondateurs de cet évènement comptent s’attaquer ! Avec des porteurs de projets et des donateurs locaux, bien évidemment. Près de quinze villes ont désormais leur Nuit du Bien Commun.


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