La France a décidé d’interdire les maisons closes (réellement closes depuis 1946) après la collaboration
Pour Jean-Philippe Tanguy, membre actif du RN et député de la Somme, ce serait une bonne chose que la réouverture des maisons closes, afin d’offrir aux prostituées un cadre de travail sécurisant et à leurs clients un plaisir sécurisé.
N’en déplaise aux coincés de la braguette, à l’heure où les bistrots et bars PMU demandent leur inscription au patrimoine de l’Unesco, les maisons closes méritent une opération portes ouvertes. Elles ont inspiré la plume d’écrivains comme Guy de Maupassant, le pinceau de peintres comme Toulouse-Lautrec… illustrant tous les charmes de la Belle Époque.
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Une éventuelle réouverture de ces maisons de tolérance, réellement closes depuis 1946, amène à se demander pourquoi elles ont été fermées. C’est, à la fin de la dernière guerre, à la Libération, à l’heure de l’épuration, l’idée d’une certaine Marthe Richard. Élue de Paris, elle prétendait mettre fin à l’exploitation des morues par des maquereaux, mais ce n’est pas ce fléau qui fit pencher la balance. Durant l’Occupation, les Hans, Franz et autres Klaus de l’armée allemande composaient une clientèle qui raffolait des petites femmes du Gross Paris, dans des établissements comme le One Two Two ou Le Chabanais. Marthe Richard enfonça le clou : « Durant l’Occupation, les maisons de tolérance ont été des centres actifs de la trahison, leurs tenanciers des pourvoyeurs de la Gestapo ». La fermeture le 13 avril 1946 des bordels sanctionnait ainsi la fesse cachée de la collaboration. Accessoirement Marthe Richard demandait la destruction du fichier des filles « soumises », tenu par la police. Pour se refaire une « virginité » ? Née le 15 avril 1889 en Lorraine, Marthe avait fait ses premiers pas dans la vie active en battant les trottoirs de Nancy, avant de monter à Paris, pour tenir le haut du pavé, grâce à des amours intéressées et des liaisons enrichissantes.




