Au siècle de la communication,  gare au raté, voire au breakdown – ainsi que l’avaient pronostiqué dès 1969 les camarades Jimmy Page, John Paul Jones et John Bonham, dans leur premier album – car les infortunes de la vérité sont légion.

Ainsi aux Inrocks, où l’on voit la grande menace brune partout, on était tout fier d’annoncer en exclusivité mondiale le 30 décembre – et donc de dénoncer – sur le site maison, une nouvelle collusion nauséabonde : figurez-vous que « Les 18 et 19 janvier prochain, les royalistes de l’Action Française organisent un grand colloque. Parmi les invités, on retrouve Roland Dumas, Elisabeth Lévy ou bien encore Paul-Marie Coûteaux. »

Il est vrai que les roycos avaient tiré les premiers puisque l’Action Française annonce sur son site la participation de notre cheffe à sa surboum du 18 janvier. Seul souci, nos amateurs de Bourbons hors d’âge ont enrôlé Elisabeth dans les galères de Sa Majesté sans jamais lui demander si elle était partante. L’exactitude, semble-t-il, n’est pas la politesse des royalistes. Ce qui n’excuse aucunement les féaux de Frédéric Bonnaud d’avoir pris pour argent comptant la camelote du Roy.

Amis des Inrocks, sachez qu’à mon avis, c’est pas gentil d’effrayer ses lecteurs avec des infos aussi terrifiantes en plein trêve des confiseurs. M’est avis que nombre d’abonnés du vigilant hebdo ont dû remplacer le champagne du réveillon par un cocktail lait chaud-Xanax, histoire de conjurer l’angoisse provoquée par une telle révélation. C’était d’autant moins la peine de terroriser le chaland qu’Elisabeth n’a pas plus envisagé de figurer au casting de ce colloque d’Action Française qu’à celui de la prochaine édition de The Voice. Un simple coup de fil à l’intéressée aurait suffi à dégonfler la baudruche. Mais peut-être le confrère craignait-il d’être contaminé. La patronne ayant remis les uns, les autres et surtout les faits à leur place par courrier, on imagine que les sites concernés ont déjà rétabli la banale vérité.

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