Au demeurant, Demorand à tout bon, son éditorial sanglant de ce matin, titré « Cocu », est bien écrit, bref et pose de sacrées bonnes questions. Voici comment il commence : « Que savaient exactement les dirigeants socialistes de la vie privée de DSK ? De son rapport aux femmes ? Estimaient-ils qu’il y avait là un problème, voire un risque politique ? Ou pensaient-ils que les communicants sauraient trouver les mots, arrondir les angles, peut-être étouffer les scandales ? Comment ont-ils reçu les propos d’une des leurs, députée PS, avouant sa peur de se retrouver seule dans la même pièce que lui ? Et ceux de la fille d’une des leurs, faisant état à la télévision d’une tentative de viol présumée ? »

Sauf qu’on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu. Et avant d’aller, si j’ose dire, faire le ménage chez les autres, Demorand pourrait nettoyer les placards chez lui, à Libération pour voir s’il n’y traine pas quelques cadavres. En clair, par exemple, vérifier si Tristane Banon n’est pas allé raconter son toute son histoire à Libé juste après les faits et si les gens qui dirigeaient le journal à l’époque ne l’auraient pas jugée indigne d’intérêt. Ce serait aussi l’occasion de vérifier si cette décision d’enterrement prise par Serge July n’a pas été validée par de très nombreux petits chefs, dont la plupart pointent encore rue Béranger.

L’électeur de gauche, comme le conclut poétiquement Demorand dans son édito, a de quoi se sentir cocu. Le lecteur de gauche aussi, Nicolas…

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