George Orwell l’avait compris : « Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur. » Comme on ne soupçonne pas les fanatiques de Daech d’avoir lu 1984, il faut croire que le génie barbare existe. Avec la destruction des monuments préislamiques jugés « haram », les fous d’Allah imaginent purifier l’esprit de leurs contemporains alors qu’ils dépouillent l’histoire du Moyen-Orient de toute sa complexité, pour préparer le terrain à un avenir unidimensionnel. Ce même objectif semble guider les jeunes pourfendeurs du passé colonialiste qui réclament la démolition de la statue de Cecil Rhodes en Angleterre ou qui, outre-Atlantique, vandalisent les symboles des confédérés. Sauf qu’il ne s’agit pas de djihadistes, mais d’étudiants dans de prestigieuses universités.

*Photo : wikimedia.

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Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.
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