On glose beaucoup, ces temps-ci, sur les bonnes et les mauvaises raisons de manger de la viande. Carnivores contre herbivores, défenseurs de la plurisensorialité alimentaire contre protecteurs du règne animal. Tranchons dans le vif : les apports protéiniques de certaines plantes autorisent l’homme à se passer de viande sans risque de souffrir d’anémie ou de voir son métabolisme entrer en osmose avec le rhododendron du voisin. Est-ce pour autant une obligation ? Non. Au contraire, car si d’excellentes théories veulent nous persuader de l’inverse, réduire son alimentation au règne végétal poserait sans aucun doute un problème d’équilibre environnemental à la planète du fait de l’explosion des cultures intensives. Quant à l’option brochette de hannetons ou fricassée de larves… Sans façon ! Vivant de la cueillette et de la chasse, homo sapiens fut, dès le début de son hominisation, porté sur la viande, les œufs et le lait.

Ayant étudié les dentitions de nos ancêtres, le sol de leurs foyers et les restes de leurs repas, les paléo-nutritionnistes ont formellement démontré que l’être humain est physiologiquement omnivore.

*Image : Soleil.

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