Après les mines scandalisées affichées et les cris d’indignation poussés à propos du « poulegate » de la semaine dernière, mutisme assourdissant dans les rangs socialistes depuis ce week-end pour l’affaire Bedos/Morano.

Pourtant, entre Véronique Massonneau moquée par les caquètements de poule du député umpiste Philippe Le Ray un peu trop éméché et Nadine Morano traitée de « conne » et de « salope » par Guy Bedos, le niveau de « délinquance machiste » s’est considérablement aggravé et la fameuse « culture du sexisme », qui revenait en litanie chez tous les socialistes quelques jours auparavant, n’a trouvé aucun censeur féministe ou militante Femen pour la condamner avec fermeté.

Evidemment, si l’humoriste s’appelait Bigard et Nadine, Najat, c’eût été une autre paire de manches, ou plutôt de manchettes de Libé et du Monde.

En tout cas, le plus triste dans l’histoire c’est que Guy Bedos affirme pour sa défense que sa brochette peu inspirée de qualificatifs désagréables est du même niveau que la langue du créateur de Pantagruel et de Gargantua. Les humoristes, ça ose tout, y compris s’abriter derrière Rabelais pour excuser une colossale absence de finesse, qualité, au passage, que son désopilant chroniqueur de fils Nicolas possède, lui…

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