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Que vaut la parole d’un socialiste?

Municipales: l’analyse politique d’entre-deux-tours d’Ivan Rioufol


Que vaut la parole d’un socialiste?
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et la maire de Nantes Johanna Rolland, Nantes, 18 janvier 2023. «Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le second tour. Quand ils disent pas d’accord national, ça veut dire faites votre tambouille localement » déclarait Jean-Luc Mélenchon à Bondy le 4 mars dernier © Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

A l’exception notable de « Gabegie le Magnifique » – Emmanuel Grégoire – à Paris, qui pense pouvoir l’emporter face à Rachida Dati sans l’aide de LFI, et malgré les grandiloquentes déclarations de premier tour fustigeant les allusions soi-disant antisémites du parti de Jean-Luc Mélenchon, la gauche pactise dans de nombreuses villes avec le parti pestiféré afin de conserver des places. Plutôt honteux… Face à l’enjeu civilisationnel qu’il perçoit dans ces municipales, notre chroniqueur ne voit d’issue possible que dans un sursaut des abstentionnistes.


La gauche s’allie et se salit. Son engagement solennel à ne pas rejoindre la France Insoumise et ses vitupérations judéophobes n’aura duré que quelques jours. En fait, les socialistes amoraux sont semblables aux multi-délinquants: leur sentiment d’impunité explique leur récidive dans leur ralliement à Jean-Luc Mélenchon et son projet d’une « nouvelle France » islamisée et anti-occidentale.

Celui qui a trompé une fois recommencera !

Cette énième trahison de prétendus « humanistes » ajoute au dégoût que les Français disent ressentir, dans les sondages, devant les cuisines politicardes des donneurs de leçons. Mais cette fois, la caution apportée par les « progressistes » en déroute à la France « créolisée » bouleverse les enjeux du second tour des municipales. Les intérêts ne sont plus seulement locaux. Ils deviennent civilisationnels. A Nantes, par exemple, une victoire de la maire PS Johanna Rolland, ralliée à LFI (comme bien d’autres) pour tenter de contrer la percée à droite de Foulques Chombart de Lauwe, précipiterait définitivement la Cité des Ducs de Bretagne dans le grand remplacement conflictuel recherché par Mélenchon, qui se présente comme « Maghrébin français ».

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A Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko (LFI) a été élu dès le premier tour dans ce qu’il appelle la ville « des rois de France et du peuple vivant ». Il explique :« Nous ne serons jamais du côté de ceux qui veulent gentrifier une population et faire en sorte que nos populations historiques quittent le territoire. » Les populations historiques sont celles de l’immigration récente. Ses supporters ont scandé, à son élection : « Nous sommes tous des enfants de Gaza ! ». Dans la basilique qui voisine la mairie, le gisant de Charles Martel, qui repoussa les Sarrasins à Poitiers en 732, est à portée de main de possibles revanchards.

Contexte tendu

La France française est en légitime défense. Dans ce contexte tendu, puisse le parti des abstentionnistes, premier parti de France, redescendre de son Aventin ! La fracturation de la nation est un processus qui peut encore être stoppé si les citoyens, fâchés avec la démocratie bloquée, le décident. Ceux qui, majoritairement, réclament un référendum sur l’immigration de masse ont l’occasion dès à présent de résister au projet remplaciste conçu par Mélenchon, qui n’est fort que de la lâcheté de la gauche socialiste d’Olivier Faure et de la déroute des Républicains de Bruno Retailleau. Ce dernier a poussé Sarah Knafo (Reconquête) à se retirer, mardi soir, de la course parisienne sans avoir obtenu d’accord avec Rachida Dati. Parallèlement, Retailleau a encouragé Martine Vassal (LR) à se maintenir à Marseille pour entraver la dynamique de Franck Allisio (RN). Ce faisant, il a achevé de décrédibiliser son mouvement comme force de résistance et d’alternance.

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De surcroit le patron LR a confirmé, dans sa soumission à la droite molle, une faiblesse de caractère l’empêchant de rompre avec ceux de son groupe qui persistent à diaboliser, par réflexe de classe, la droite populaire. Ceci sous les encouragements de la gauche sans vergogne qui se précipite, elle, dans les bras de la 5e colonne islamo-gauchiste.

Une victoire d’Éric Ciotti à Nice, issue probable ce dimanche, serait le couronnement de sa stratégie d’union des droites refusée par LR. Dès lors, l’histoire se ferait sans eux.

La révolution des oubliés

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Journaliste, éditorialiste, essayiste. (ex-Le Figaro, CNews, Causeur)

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