Quantcast
Home Politique Sandrine, Fabien et Ferdinand


Sandrine, Fabien et Ferdinand

Sandrine Rousseau, reine du buzz, n'a rien inventé. Elle copie tout à Ferdinand Lop

Sandrine, Fabien et Ferdinand
Sandrine Rousseau à Poitiers, 20 août 2021 © NOSSANT/HARSIN ISABELLE/SIPA

La Mère Ubu de la déconstruction et de l’intersectionnalité, propose d’instaurer un nouveau délit Pol Potesque de « non-partage des tâches domestiques », car « le privé est politique » !


L’éco-féministe, fêlée clochette pataphysicienne, pourfendeuse de la masculinité toxique et des surmâles, a tué Baupin, Hulot, Placé, coulé Piolle, plombé Jadot, échangé des recettes de couscous vegan et bœuf Stroganoff avec Cadet Roussel. La gouaille, les fusées, bons mots de Fabien et Sandrine – sans oublier les haïkus et yaka de Christiane -, ont réjoui une présidentielle 2022 plus triste que le sourire de Valérie Pécresse et la porte parole du camp des travailleurs Nathalie Arthaud.

Dans les saillies sulfateuses de Sandrine, du corps, beaucoup d’acidité, des flagrances de noix de coco, de sous-bois, arômes de Coluche, effluves de Fernand Raynaud, Queneau, Jarry, Pierre Dac. « Si tous ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin »

Et si l’ancêtre totémique, la source inspirante de l’éco-féminisme woke, ce n’était pas Michel Foucault, mais un autre grand penseur oublié des jeunes générations : Ferdinand Lop (1891-1974) ?

D.R.

Ferdinand Lop est woke

Né sous Grévy, mort sous Giscard, c’est la coqueluche des étudiants parisiens entre les deux guerres, jusque dans les années 50. Bien connu de François Mitterrand, Ferdinand Lop – candidat perpétuel à l’Académie française et aux élections présidentielles – est l’auteur de slogans immortels, aphorismes fumistes et fameux. La farce tranquille : « Au char de l’État, il faut la roue d’un Lop », « Tous pour le Front Lopulaire ». Le quartier latin se partageait en deux camps : les « lopistes » ou « lopettes » opposés aux « antilopes ». Les tièdes, indécis, « en même temps », sont « interlopes ». La « salle Lop » accueillait les réunions et débats.

Nonobstant certains accents macroniens (« J’ai un plan : il faut remédier à la situation par des moyens appropriés » ; « À se retirer trop tôt, on n’engendre pas »), dérapages poutineux (« Pour dominer, il faut savoir se montrer fort »), la lopéothérapie est moderne, rebelle, progressiste, féministe, écolo.

A lire aussi : Si on écoute Sandrine Rousseau, on embastillera les hommes pour une blague salace ou une invitation à dîner!

Un siècle avant Anne Hidalgo, Christiane Taubira, Philippe Poutou, Fabien Roussel, Yannick Jadot, Sandrine Rousseau… Ferdinand Lop exigeait :

– L’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir ;

– La construction d’un pont de 300m de large pour abriter les clochards ;

– Le prolongement de la rade de Brest jusqu’à Montmartre et l’extension du boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer, dans les deux sens (proposition reprise, semble-t-il, d’un certain Paul Duconnaud).

– L‘installation d’un toboggan place de la Sorbonne pour le délassement des troupes estudiantines ;

– La nationalisation des maisons closes pour que les filles puissent avoir les avantages de la fonction publique ;

– Le raccourcissement de la grossesse des femmes de neuf à sept mois ;

– L’aménagement de trottoirs roulants pour faciliter le labeur des péripatéticiennes ;

– L’octroi d’une pension à la femme du soldat inconnu ;

– L’installation de Paris à la campagne pour que les habitants profitent de l’air pur ;

– La suppression du wagon de queue du métro ;


Pour conclure, en exclusivité, un échange Rousseau-Roussel (hors antenne) lors du débat du 24 mars sur France 2 :

Mère Sandrine Ubu « Eh ! Nos invités sont bien en retard ».
Père Fabien Ubu « Oui, de par ma chandelle verte. Je crève de faim. Mère Ubu, tu es bien laide aujourd’hui. Est-ce parce que nous avons du monde ? »
Mère Sandrine (haussant les épaules) ; « Merdre ».
Père Fabien saisissant un poulet rôti ; « Tiens, j’ai faim. Je vais mordre dans cet oiseau. C’est un poulet, je crois. Il n’est pas mauvais ».


« Le chemin le plus court d’un point à un autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l’un de l’autre » (Pierre Dac).


Vous venez de lire un article en accès libre.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !
Previous article Certains l’aiment chauve
Next article «Abuela», «shocker» gérontophile

RÉAGISSEZ À CET ARTICLE

Le système de commentaires sur Causeur.fr évolue : nous vous invitons à créer ci-dessous un nouveau compte Disqus si vous n'en avez pas encore.
Une tenue correcte est exigée. Soyez courtois et évitez le hors sujet.
Notre charte de modération