Photo : segnaleorario

On a souvent dit que l’étonnante indulgence des Italiens à l’égard des frasques de Silvio Berlusconi s’expliquait par ses bons résultats économiques. Si c’est le cas, il ne faut peut-être pas parier sur la longévité du gouvernement de droite, soutenu par trois forces politiques : le Popolo della Libertà, PDL, qui est la « propriété personnelle » du Président du conseil ; la Ligue du Nord, de plus en plus divisée entre les amis du fondateur, Umberto Bossi, et ceux de l’actuel ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni ; et enfin les transfuges d’autres partis, séduits par bien des promesses et des cadeaux.

Au cours de l’été, le gouvernement Berlusconi a rencontré un obstacle de taille : les marchés financiers mondiaux, qui ont visiblement perdu leur confiance dans la solidité économique de la Péninsule, ont boudé les titres émis par le Trésor italien pour financer sa dette (BOT).

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