« Que leur édifice social s’écroule, qu’ils nous cornent aux oreilles ce qu’ils veulent », écrivait déjà Dostoïevski dans L’éternel mari. L’ancien pensionnaire de la « maison des morts » n’aurait pas manqué d’ironiser en observant la trajectoire de la Sainte Russie aux deux extrémités du XXe siècle, de l’espoir libéral à la dégelée démocratique, et soixante-quinze ans de mise au pas bolchévique entre temps. À l’orée de la décennie 1990, il ne restait plus de l’édifice soviétique ébranlé que de vains slogans patriotiques ripolinés qui allaient accompagner le déclin russe.

Retour à la case départ, Moisson Rouge, traduit par Thierry Marignac, 2012.
Racailles, Moisson Rouge, traduit par Thierry Marignac, 2010.
San’kia, traduit par Joëlle Dublanchet, Actes Sud, 2009.

*Photo : Vladimir Kozlov (Moisson rouge)

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