À chaque fois, c’est la même chose : à peine élu, le nouveau président de la République explique, la larme au coin de l’œil, qu’il sera le président de tous les Français. Et à chaque fois, une bonne partie de ceux qui ont voté contre lui ou se sont abstenus le regardent comme un intrus, une anomalie qui doit débarrasser le plancher de l’Élysée au plus vite. Ce coup-ci, ça n’a pas manqué : François Hollande n’avait pas fini ses quelques pas de danse sur La Vie en rose, devant les Tullistes enamourés, que fleurissaient déjà les groupe Facebook « Hollande n’est pas mon président » et autres appels à la résistance. Et l’on sentait, particulièrement chez les militants UMP, la volonté de mener une guerre de harcèlement au nouveau président et de lui rendre au centuple les insultes, moqueries et marques d’irrespect qui furent le quotidien de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat.
 
*Photo : http://leflansurlaberge.unblog.fr

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