L’histoire de l’art se porte mal. Cette noble discipline conjugue certes deux tares, l’histoire et l’art, autant dire ce que les chantres du nouveau monde haïssent le plus par les temps qui « courent ». Si son enseignement est sinistré, l’histoire de l’art résiste toutefois encore dans les musées grâce à ce qu’un communiqué du Centre Pompidou qualifiait récemment dans sa novlangue impayable de « présentiel » (comprenez : la contemplation des œuvres in vivo (sic) !). Las !

« Une femme au désert. C’est moi. »

Cette évidence ne suffirait pas partout à attirer le chaland. Conserver, étudier et exposer tableaux et sculptures n’est plus, bien souvent, que la cinquième roue du carrosse et l’événementiel prend désormais le pas sur le contenu. Dans cette dérive, les expositions bâclées à dessein médiatique sont aujourd’hui légion, mais le nivellement par le bas ne suffisant pas aux yeux de certains, la pipolisation a été appelée en renfort. Commissaires invités et autres cartes blanches : la promenade égocentrique d’une « personnalité » est devenue une tarte à la crème de

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Janvier 2018 - #53

Article extrait du Magazine Causeur

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