Accueil Monde Bavure antiraciste

Bavure antiraciste

Grande-Bretagne: mourir en toute inclusivité


Bavure antiraciste
DR.

En Grande-Bretagne, le catéchisme diversitaire tue. Une vidéo accablante diffusée hier montre qu’après le meurtre sauvage d’un adolescent par un jeune Sikh, la police a préféré menotter la victime agonisante, croyant sur parole l’agresseur qui criait au racisme. L’activiste identitaire Tommy Robinson ou le leader populiste Nigel Farage dénoncent des policiers woke et un racisme antiblanc institutionnalisé.


La prison à vie ! Vikrum Digwa, 23 ans, vient d’être condamné en Grande-Bretagne à la perpétuité pour le meurtre d’Henry Nowak, qu’il a poignardé à mort en décembre dernier avec un kirpan, une lame rituelle sikhe. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 3 décembre, à Southampton, dans le sud du pays, alors que l’étudiant de 18 ans rentrait seul chez lui. À l’arrivée des policiers, l’agresseur a soutenu qu’Henry Nowak lui avait tenu des propos racistes et qu’il avait essayé de lui arracher son turban. Les agents l’ont cru et ont retourné le jeune homme pour le menotter plutôt que de lui porter secours.

Tolérance poussée à l’absurde

Ce n’est que lorsqu’il a perdu conscience que les premiers secours lui ont été apportés, bien trop tard. Le juge, William Mousley KC, a balayé la thèse du discours raciste pendant le procès. Selon lui, Henry Nowak n’aurait fait preuve que d’une attitude impertinente juste avant d’être poignardé. Le magistrat a aussi rappelé que les Sikhs sont les seuls autorisés à porter une telle arme, pour des raisons religieuses, et que cette tolérance poussée jusqu’à l’absurde a causé la mort d’Henry. Bien que les agents qui ont arrêté Henry Nowak fassent désormais l’objet d’une enquête de l’Independent Office for Police Conduct (IOPC), l’organe de régulation de la police britannique, cela ne changera rien au problème de fond : les gardiens de la paix ont peu à peu été transformés en brigadiers de l’antiracisme en Grande-Bretagne.

A lire aussi: Thalassodélinquance: j’irai cracher sur vos plages 

Depuis la mort de George Floyd en 2020, et bien qu’il s’agisse d’une affaire américaine, la police britannique a entrepris de former des agents à avoir une « meilleure conscience » raciale. Selon Gus Carter du magazine conservateur The Spectator, « les policiers sont invités à être des alliés des minorités ethniques, à prendre position plutôt que de rester passifs, et à lutter activement contre le racisme. » Il cite notamment le Plan d’action contre les discriminations raciales de la police du Hampshire (la région où le drame s’est produit) qui affirme que la police britannique « contient encore du racisme, de la discrimination et des préjugés. »

Le commissariat et le quartier du meurtrier pris pour cibles hier

La police du Hampshire a consacré près d’un million de livres à une formation obligatoire sur le racisme, les biais, les micro-agressions, les privilèges et l’importance « d’être alliée » aux minorités. Gus Carter rapporte que le commissaire de police du Hampshire a « averti les agents que tout refus d’adhérer à ces principes aurait des répercussions sur leurs évaluations de performance et leurs chances de promotion. » Dans les faits : la police est sommée de prendre position, quitte à écarter certains faits face à la moindre suspicion de racisme. Dans l’affaire Nowak, cette dérive n’a pas seulement brouillé l’enquête, elle a scellé la mort d’un adolescent sacrifié sur l’autel de la tolérance.



Vous venez de lire un article en accès libre.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !

Article précédent Ukraine: vers une deuxième défaite russe?
Article suivant Code noir et chèque en blanc
Etudiant à l'ESJ.

RÉAGISSEZ À CET ARTICLE

Pour laisser un commentaire sur un article, nous vous invitons à créer un compte Disqus ci-dessous (bouton S'identifier) ou à vous connecter avec votre compte existant.
Une tenue correcte est exigée. Soyez courtois et évitez le hors sujet.
Notre charte de modération