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Non-citoyen.ne et non-genré.e

Le statut migratoire d'un député écossais soulève des interrogations sur la légalité de son activité parlementaire


Non-citoyen.ne et non-genré.e
D.R.

Alors que le gouvernement britannique continue de durcir sa politique migratoire et promet de renforcer les contrôles sur les visas, un élu indien en Écosse met Londres dans l’embarras.


Bollywood s’exporte en Écosse. Q Manivannan, de son vrai prénom Srivatsan, a été élu le 7 mai au Parlement écossais dans une circonscription d’Édimbourg. Né dans le Tamil Nadu, en Inde, il a suivi un parcours académique entre l’Irlande et l’Écosse. Reconverti en politique au sein du Parti vert écossais, il s’identifie comme non-binaire et siège aux côtés d’Iris Duane, une femme transgenre, ce qui fait d’eux les premières personnes transgenres élues au Parlement écossais. Bien qu’il ait pris ses fonctions, plusieurs médias ont révélé qu’il se trouvait au Royaume-Uni avec un visa étudiant au moment de l’élection, ce qui devrait lui interdire toute activité professionnelle. L’intéressé cherche depuis à réunir 2 000 livres sterling par financement participatif pour se payer un nouveau visa. Mais cet immigré tamoul transgenre ne s’est pas laissé démonter pour si peu. Il a notamment soutenu un manifeste réclamant une « justice réparatrice » pour les Palestiniens et demandant à son gouvernement d’examiner les liens historiques de l’Écosse avec la colonisation.

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Naturellement, c’est sur les questions LGBTQ+ qu’il mène son combat le plus acharné, et il a de quoi faire. La commission gouvernementale responsable de l’application de la loi sur l’égalité dans tout le Royaume-Uni vient de confirmer l’interdiction aux hommes biologiques d’utiliser les toilettes réservées aux femmes. En réponse, Q Manivannan a exhorté ses abonnés sur les réseaux sociaux à porter plainte contre cette directive qu’il qualifie d’« activement nuisible ». Mandy Lindsay, élue du Parlement écossais et porte-parole du groupe Reform UK Scotland, a répliqué que son attitude était « irresponsable et potentiellement illégale ». Rappelons aussi que les Verts écossais sont favorables à l’indépendance. Pour reprendre les mots de l’historien Peter Sarris, accepter que l’on vienne au Royaume-Uni en tant qu’invité pour ensuite s’employer à le démanteler, « c’est un peu comme laisser un inconnu venir prendre le thé chez soi et le regarder tranquillement briser la vaisselle ».

Été 2026 - #147

Article extrait du Magazine Causeur




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Etudiant à l'ESJ.

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