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Thalassodélinquance: j’irai cracher sur vos plages 

Vamos wallah playa !


Thalassodélinquance: j’irai cracher sur vos plages 
Capture d'une vidéo où l'on voit des jeunes se battre à la Baule le weekend de la Pentecote. « Cette période de mai-juin est la plus difficile. La population peut être multipliée par dix, comme ce week-end, mais on n’a pas les renforts de CRS qu’on a en juillet et en août » a affirmé le maire Franck Louvrier à la radio. RS.

Rixe à La Baule, menaces antisémites à Deauville (« Au nom d’Allah, je vais les tuer »), multiplication des incivilités sur le littoral: l’été s’annonce brûlant. Est-on encore en sécurité à la plage? Faudra-t-il bientôt en France ou en Belgique choisir sa destination de vacances en fonction de sa fréquentation ou non par la jeunesse ensauvagée?


De mon enfance, il me revient quelques souvenirs épars de journées à la mer. Afin de vérifier que la réalité d’alors correspondait aux images d’Epinal, qui n’ont évidemment rien d’Epinal car il n’y pas de plage dans la capitale des Vosges, j’ai revisionné quelques extraits de l’émission 40 degrés à l’ombre avec ses longs plans filmés à Arcachon, Collioure ou Bénodet. On y voit les vacanciers profiter des congés payés pour effacer, l’espace d’une semaine ou de quinze jours, un quotidien parfois morose ; les parents se prélassaient en jetant un œil discret sur leurs bambins affairés avec leurs sceaux et leurs pelles ; les femmes qui s’affichaient seins nus donnaient l’impression d’un monde sans tabou.

Nouvelle France et nouvelle plage

Si cela ne rajeunit personne, c’est parce que le temps torpille la vie à la même vitesse que le vent écroule les châteaux de sable, mais aussi parce que l’écosystème qu’est la plage n’est plus vraiment pareil. Il s’est même développé, ces dernières années, un type de délinquance de bord de mer, là où il n’y avait autrefois que des mouettes, des vendeurs de glace à l’eau et des dragueurs un peu lourds pour perturber la quiétude des estivants. Celle-ci est importée des villes qui, dans la touffeur estivale, déverse dans les stations balnéaires leurs flots de gens à problèmes ; ceux-ci couvrent de leurs nuisances sonores le clapotis des vagues, pensent que leurs crachats ont valeur d’embruns, transforment l’espace réservé aux serviettes, aux coquillages et crustacés en dépotoirs. Cette thalassodélinquance pourrait avoir pour cri de ralliement : Vamos wallah playa !

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Récemment, les images de jeunes gens turbulents s’empressant de monter dans un train ayant La Baule (44) pour destination ont fait le tour de la toile. Je vous laisse deviner les conséquences d’une telle marée : une augmentation de l’insécurité dans la ville autrefois décrite comme havre de paix. D’autres captations vidéos montrent d’ailleurs une rixe sur le remblai de la station balnéaire. Et le maire sarkozyste du lieu de villégiature de déplorer les effets des politiques menées par son mentor quand il était au pouvoir. Plus au nord, à Deauville (14), un individu a appelé à tuer des juifs…

Bagarres, crachats, incivilités

En Belgique, chaque période estivale génère désormais les mêmes scènes. Des « jeunes » ou des « Bruxellois », comme les désignent les médias, comprenez des sauvageons issus de la capitale, vandalisent, insécurisent et salissent les plages de la mer du Nord, situées à une heure de train de Bruxelles. La semaine dernière, une bagarre violente a éclaté dans un tram de la côte belge, faisant plusieurs blessés parmi les agents du réseau de transport public. Au même moment, sur le sable d’Ostende, que l’on finira par rebaptiser Molenbeek-les-Bains, des voyous semaient des troubles.  

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Avec le réchauffement climatique, les quarante degrés à l’ombre le sont vraiment devenus ; dans un monde redevenu pudique, les femmes cachent leur poitrine et certaines vont jusqu’à revendiquer le port de la burqa ; les portables ont remplacé les grilles de mots croisés ; et à la plage comme à la ville, nous ne sommes plus vraiment en sécurité. Alors, avec nostalgie, on se met à rêver, comme dans une chanson de François Deguelt que les vacances à la plage ne soient rien d’autre que le ciel, le soleil et la mer ou, comme dans un film de Michel Lang, qu’elles redeviennent le lieu où les amours se forment et se déforment sur un air de Mort Shuman. 




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