Alors que Christine Lagarde a confié aux Echos qu’elle songe à quitter son poste pour « porter une voix européenne » dans l’élection présidentielle française, un petit bilan de son temps à la Banque centrale européenne s’impose…
Christine Lagarde, patronne de la BCE, a finalement un job assez simple.
Elle dispose d’un accélérateur économique (je baisse les taux) et d’un frein anti-inflation (j’augmente les taux) qui ralentit également la croissance. Ces dernières années, elle n’a toutefois cessé de s’emmêler les pédales. Février 2022, guerre en Ukraine, retour de l’inflation, elle maintient des taux bas ; l’inflation se calme, elle n’hésite pas et les augmente alors que c’est trop tard. Rebelote en juin 2026. Tout le monde a compris que la valse des étiquettes liée à la hausse des prix du pétrole cessera le jour où le détroit d’Ormuz rouvrira, mais qu’en revanche, le chaos de la guerre contre l’Iran va avoir un sérieux impact sur la croissance mondiale et française – les taux vont devoir baisser. Tout le monde sauf la reine Christine qui, sans doute soucieuse de plomber définitivement l’activité, vient d’augmenter les taux directeurs de la BCE –, ce que s’est abstenue de faire la Banque d’Angleterre, par exemple.
Avocate de formation, Christine Lagarde a vraisemblablement obtenu son permis de conduire la BCE dans une pochette surprise (blague de boomer).




