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Myriam Guergous illumine la Comédie de Picardie

Les Dessous chics


Myriam Guergous illumine la Comédie de Picardie
Myriam Guergous, comédienne et chanteuse. D.R.

Chaque semaine, Philippe Lacoche nous donne des nouvelles de Picardie…


La Sauvageonne est de mon avis : directeur de la Comédie de Picardie, Nicolas Auvray aurait fait un excellent comédien. La présentation des spectacles de la saison 2026-2027 de l’établissement qu’il a menée à bien, il y a peu, en compagnie d’Elise Raout, directrice des relations publiques et de Rémi Dupuits, adjoint de direction, en témoigne. Sur les planches, il fait preuve d’une sacrée assurance, d’une aura indéniable et d’un humour délicat. Ainsi, il a égrené les pièces et spectacles qui seront donnés dès septembre 2026 jusqu’à fin mai 2027, invitant, parfois, des metteurs en scènes et/ou dramaturges à évoquer leurs œuvres. Parmi celles à venir, Du charbon dans les veines, de Jean-Philippe Daguerre, Ubu président, de Mohamed Kacimi (d’après Alfred Jarry), Pingouin (discours amoureux), de Sarah Carré, Le chant des lions, de Julien Delpech et Alexandre Foulon, Dans le couloir, de Jean-Claude Grumberg, Gisèle Halimi, une farouche liberté, de l’avocate-écrivain éponyme et d’Annick Cojean, 7 minutes (comité d’usine), de Stefano Massini, Dans les yeux de Don Quichotte, de Ludovic Darras, Doléances (la fable de l’écoute), de Stanislas Roquette, etc. A plusieurs reprises, il invita la comédienne et chanteuse Myriam Guergous, accompagnée aux claviers très électros par Sami Pasquer, à interpréter leurs propres chansons et des reprises, ce pour le plus grand bonheur du public. Myriam détient une allure et une présence fortes. En trois mots : beaucoup de talent.

Myriam Guergous sur scène avec Sami Pasquer son claviériste. D.R.

Tous deux travaillent dans la compagnie Les filles ont faim (très beau titre ! De quoi ont-elles envie ? On se le demande…) afin de créer un spectacle nommé Faim qui sera programmé le 8 avril 2027 au centre culturel Jacques-Tati, à Amiens. A partir des chansons composées, ils ont constitué un tour de chant baptisé Me & Me, distillé en plusieurs langues. « Ce soir, nous avons chanté en français ; on chante également en allemand, en anglais et en espagnol », explique Myriam qui a commencé à faire du théâtre au lycée Madeleine-Michelis en 1989 « avec un merveilleux professeur de théâtre qui oeuvrait en collaboration avec la compagnie du Théâtre Charnière avec qui j’ai travaillé pendant de nombreuses années », poursuit-elle. Elle a également joué avec les Ben’Arts. Devenue professionnelle à 32 ans, elle a aussi fait partie de la compagnie La Lune bleue. « On a toujours chanté sur scène. Il y a quelques années, je me suis formée au chant grâce au collectif Léda atomica musique, un groupe opéra-rock marseillais qui possède à présent un lieu en Ardèche. J’ai fait un premier stage en 2016 autour de Bertold Brecht. Pendant de nombreuses années, on a travaillé sur des comédies musicales et sur le répertoire allemand. J’ai créé la compagnie Les filles ont faim il y a cinq ans pour faire vivre un spectacle musical afin de raconter des choses d’aujourd’hui. J’ai rencontré Sami Pasquer qui fait de la musique électro et un metteur en scène qui se nomme Aurélien Desclozeaux qui a su utiliser tout ce potentiel électro. On s’amuse beaucoup à créer des chansons et faire des reprises. Nicolas Auvray nous a invités ce soir et hier soir à chanter à la faveur de la présentation de saison. » 

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Emotion quand elle a chanté « Tu vas mal terminer », à propos d’un de mes écrivains préférés : Albertine Sarrazin. On a bien ri quand elle a interprété une composition consacrée à sa moustache. « Cette chanson est inspirée de ma vie », avoue-t-elle tout de go. « Depuis des années, on me fait remarquer que j’ai de la moustache, qu’il faut que j’aille chez l’esthéticienne, chez le dermato. L’institutrice avec qui je travaille, les enfants, etc. L’année dernière, au cours d’un mariage, une dame âgée, m’a dit : « Enlève-la ; tu serais bien plus belle sans cette moustache. » On en a donc fait une chanson. » Au cours du cocktail, alors que je buvais sans modération du crémant d’Alsace, la Sauvageonne réalisait plusieurs danses trépidantes en compagnie de Nicolas. Je la regardais et la trouvais si sensuelle, si mignonne. (Soupirs.)



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Il a publié une vingtaine de livres dont "Des Petits bals sans importance, HLM (Prix Populiste 2000) et Tendre Rock chez Mille et Une Nuits. Ses deux derniers livres sont : Au Fil de Creil (Castor astral) et Les matins translucides (Ecriture). Journaliste au Courrier Picard et critique à Service littéraire, il vit et écrit à Amiens, en Picardie. En 2018, il est récompensé du prix des Hussards pour "Le Chemin des fugues".

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