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Notre pain quotidien (6)

Un dimanche à Tchernobyl. Dans sa chanson de 2002 Un dimanche à Tchernobyl le grand Alain Bashung nous invitait à une sorte de descente aux enfers amoureuse, sur fond de ruines atomiques ukrainiennes. Un article des Echos nous apprend que le pays de l’ex-bloc soviétique souhaite proposer bientôt des circuits touristiques « sûrs » aux abords de la centrale nucléaire qui a été ravagée par l’explosion de l’un de ses réacteurs en 1986. Cette initiative : « vise à sensibiliser les visiteurs au risque du nucléaire, mais elle propose aussi un véritable voyage dans le passé. Ainsi, les touristes pourront visiter la ville fantôme de Pripyat. On peut y voir des écoles abandonnées, des immeubles vides dont l’architecture soviétique est restée intacte. » Des « dimanches à Tchernobyl » maussades et nostalgiques qui serviront peut-être à financer la poursuite des travaux de protection du réacteur, dont le coût atteindra encore près de trois milliards d’euros. L’enthousiasme semble grand, mais on avertit cependant déjà les futurs touristes : il ne sera pas possible de rapporter des débris radioactifs avec soi !

Cupidon s’en fout ! Comme prévu, la Saint-Valentin a donné lieu à son habituelle farandole de niaiseries amusantes chez nos confrères de l’AFP. Florilège, en date du 14 février : St- Valentin : L’administration refuse la distribution gratuite de sextoys aux détenues (17h01) – Irak : pour la Saint-Valentin, des jeunes veulent du pain et des roses (16h54) – Saint-Valentin : parodie de mariage ratée entre Afssaps et industrie pharmaceutique (16h03) – La Saint-Valentin souffre de la crise en Espagne (14h12) – Thaïlande : record du baiser le plus long… plus de 32 heures et ça continue (12h49)… Quelques jours plus tôt on notait également des dépêches titrées : “Kissmob” record à Bordeaux avec 835 bisous échangés et USA: pour la Saint-Valentin, un godemiché en échange d’une arme. Le jour des amoureux n’est pas seulement la fête des fleuristes, c’est aussi le cauchemar des agenciers !

Boute-en-train récidiviste. Pascale Le Néouannic, ancien membre du PS passée au Parti de gauche, se remémore – dans les colonnes de la revue Politis – l’ambiance du « bureau national » lorsqu’elle le fréquentait : « Sous Jospin on faisait de la politique. Avec Hollande, les séances alternaient entre la bouffonnerie et les lectures du Monde. Tout était matière à faire de l’humour. » François Hollande avait-il tout compris en adoptant cette posture ? Le Parti Socialiste, mieux vaut en rire qu’en pleurer…


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