Didier Goux a écrit 112 romans de la série Brigade mondaine, Philippe Muray plus d’une centaine. Pourtant, les deux écrivains ne se sont jamais rencontrés. A moins que… 


Le journal de Philippe Muray est paru. Je parle du troisième tome, bien sûr, mais vous êtes sans doute déjà au courant(1). Peut-être même certains d’entre vous ont-ils commencé à le lire, ce qui les met en avance sur moi, qui en suis toujours à guetter la factrice chargée de me l’apporter. D’où mon petit problème (mon souci, en français post-moderne): puisque telle est mon intention avouée, comment faire pour parler d’un livre encore en chemin ?

Brigade Mondaine: une souffrance lucrative

Il est au moins une chose que je suis sûr de retrouver dans ce troisième volume (troisième opus, toujours en français post-moderne), ce sont les grincements de dents et les grondements de douleur de Muray, chaque fois qu’il doit écrire un nouveau roman de la série Brigade mondaine (que je noterai désormais BM), ce qui, dans ces années qui nous occupent, lui échoit cinq fois par an, si j’ai bonne mémoire. C’est pour lui une souffrance plutôt lucrative. Mais, au moment de la première page blanche, la souffrance a tendance à l’emporter sur le lucratif; d’où les plaintes.

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