L’humain passe un temps considérable à table. C’est même l’une de ses principales activités, avec le sommeil, loin devant la lecture de livres ou la fabrication de trophées de chasse. Dans les grandes villes, on a tendance à badiner avec la nourriture. On bâtit des « bars à céréales », des « bars à tacos », on s’agglutine derrière des « food-trucks » servant une « world cuisine » sans gluten, on se nourrit comme des cosmonautes soviétiques.

« Au nez on a bien l’arôme du cassoulet et, en bouche, le côté soyeux du haricot »

Dans la France profonde, c’est une autre histoire. Il en va encore de la survie. À l’occasion de l’Octobière, festival dédié aux bières artisanales, la première bière au cassoulet a été présentée. Le breuvage a été réalisé avec les ingrédients traditionnels de ce plat enraciné. Son promoteur en décrit le goût à nos confrères de La Dépêche du Midi : « Au nez on a bien l’arôme du cassoulet et, en bouche, le côté soyeux du haricot, de même que le goût de la viande. » L’ambassadeur de la Grande Confrérie du cassoulet est dubitatif. La crise couve à Castelnaudary.

Mangez des œufs

À Rians, en Provence, on a célébré religieusement la courge. L’espace d’un week-end, en octobre, la courge était partout, dans les rues et dans les têtes. On a

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Novembre 2018 - Causeur #62

Article extrait du Magazine Causeur

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