Accueil Culture Biennale de Venise, Grand Palais… en finir avec le financement de l’art militant d’ultra gauche

Biennale de Venise, Grand Palais… en finir avec le financement de l’art militant d’ultra gauche

De Venise à Paris: l’art de militer contre Israël ou pour le wokisme aux frais de l’État


Biennale de Venise, Grand Palais… en finir avec le financement de l’art militant d’ultra gauche
L'artiste Yto Barrada photographiée lors d'un vernissage à New York, 5 avril 2018 © Max Lakner/BFA/Shutters/SIPA

Yto Barrada, présentée par les médias comme une artiste «iconoclaste», a été choisie pour représenter la France à la Biennale de Venise malgré son militantisme politique et son soutien au boycott d’artistes israéliens. Nan Goldin, photographe talentueuse et également «engagée», s’est illustrée ces derniers mois par des prises de position excessives sur le conflit à Gaza. Sa grande exposition au Grand Palais peut être perçue comme une caution institutionnelle apportée à ces opinions controversées. Selon l’auteur de cette tribune, les institutions culturelles françaises ont de toute façon toujours une fâcheuse tendance à soutenir, avec nos impôts, des engagements militants contestables.


La France vient d’annoncer l’invitation de l’artiste franco-marocaine Yto Barrada pour représenter le pavillon français à la Biennale de Venise. Un choix qui ne manquera pas de susciter la polémique, tant les prises de position de cette artiste sur le conflit israélo-palestinien sont connues pour leur radicalité. Car Yto Barrada ne s’est pas contentée d’exprimer une solidarité humanitaire bien naturelle avec les victimes civiles à Gaza, elle a activement soutenu des appels au boycott et à l’exclusion des artistes israéliens des grandes manifestations culturelles internationales. Financer sa participation avec l’argent du contribuable français revient donc à estampiller du sceau de la République française une démarche qui consiste à vouer aux gémonies des créateurs en raison de leur seule nationalité.

Art militant: une exposition permanente

Loin d’être un accident de casting, le financement de la propagande de gauche radicale est une tendance lourde assumée par le ministère de la Culture et le Quai d’Orsay. Ce n’est pas la première fois que la France choisit, pour la Biennale de Venise ou pour la Villa Médicis (cette prestigieuse institution culturelle romaine entièrement financée par le contribuable français), des artistes ou des pensionnaires dont les engagements militants woke s’apparentent à de la discrimination ethnique déguisée en conscience politique. Lorsque des institutions publiques sélectionnent systématiquement des profils ayant pris position en faveur de l’exclusion d’artistes israéliens (et autres obsessions gauchistes à la mode), on ne peut parler de hasard. On parle de complaisance idéologique.

Dans un État de droit, il est proprement inadmissible que l’argent public serve à financer des positions qui, appliquées à n’importe quelle autre nationalité, seraient à juste titre qualifiées de discrimination.

Jean-Noël Barrot et le ministère de la Culture ont une responsabilité

La responsabilité politique est claire. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, comme le ministère de la Culture, ne peuvent ignorer les engagements publics des artistes qu’ils sélectionnent et financent. Valider institutionnellement des artistes ayant explicitement soutenu le boycott d’Israël, c’est envoyer un signal diplomatique grave : il s’agit de cautionner, de fait, au nom de la « liberté d’expression » (sic), une forme de discrimination que la France condamne pourtant en principe. Cette indignité ne concerne pas seulement le monde de l’art : elle touche à la cohérence morale et juridique de la République.

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Le Grand Palais et Nan Goldin: la caution artistique du militantisme

La grande rétrospective consacrée à Nan Goldin au Grand Palais soulève les mêmes questions. La photographe américaine, dont le talent est indéniable, est également l’une des signataires les plus actives d’appels assimilant les opérations militaires israéliennes à Gaza à un « génocide ». Une affirmation grotesque, que les instances juridiques internationales n’ont pas établie, et que de nombreux historiens et juristes contestent fermement. Offrir à cette artiste l’écrin du Grand Palais financé par l’État, c’est conférer une légitimité institutionnelle à une fake news. L’art a toujours été politique, certes. Mais l’argent public n’a pas vocation à soutenir des propos mensongers, qui mettent une cible dans le dos de nos compatriotes juifs. C’est une guerre qui s’est déroulée à Gaza, pas un génocide. Une guerre démarrée avec le pogrom du 7-Octobre, perpétré par les terroristes antisémites palestiniens du Hamas. Une réalité qui n’intéresse pas Nan Goldin, pas plus que ceux qui financent son exposition. 

Le wokisme institutionnel, financé par le contribuable

L’affaire dépasse d’ailleurs le seul champ des arts plastiques. Le scandale du CNC (Centre National du Cinéma), qui a massivement subventionné des streameurs d’ultra-gauche via des fonds destinés à la création audiovisuelle, illustre un phénomène plus large : la capture progressive des institutions culturelles publiques par une idéologie militante[1]. Le contribuable français, dans toute sa diversité politique, se retrouve ainsi à financer des influenceurs, journalistes et artistes qui épousent une vision du monde d’ultra gauche radicale, particulièrement hostile aux valeurs républicaines les plus élémentaires et non négociables.

La question n’est pas d’interdire quoi que ce soit. Les artistes sont libres de leurs opinions, aussi radicales soient-elles.

La question est de savoir si l’État doit les financer, les célébrer et les promouvoir en son nom. Et la réponse, dans une démocratie, devrait aller de soi. JAMAIS. En finir avec ces pratiques, comme avec la politisation de l’audiovisuel public, est une priorité politique.


[1] Le site de Causeur reviendra rapidement sur cette autre affaire NDLR.



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Romancier, journaliste, conseiller politique, createur de l'Université du Futur

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