Le navigateur Bartholomé Dantony vécut dans l’ombre de Christophe Colomb qui le priva d’exercer une carrière d’explorateur à sa mesure. « Il est génois, moi je suis gêné », avait coutume de répéter le plus malchanceux navigateur de l’histoire humaine. Quand Colomb s’embarqua en août 1492 à bord de la Santa Maria pour ouvrir la route occidentale des Indes, Bartholomé Dantony renfloua La Relance, une caravelle française, afin d’ouvrir la route orientale. L’idée aurait pu s’avérer excellente si le frêle esquif ne s’était pas échoué au large d’Izmir, obligeant Dantony à accomplir le reste du trajet à pied. Las, les Ottomans le firent prisonnier et ce n’est qu’en 1507 qu’il parvint aux Indes. Nous ne pouvons malheureusement en dire davantage sur Bartholomé Dantony : les sources manquent et se bornent à cet unique tableau dont nous ignorons l’auteur. Quant à l’historiographie, elle se limite à un article écrit en 1971 dans le numéro 567 de L’Indicateur Bertrand.

Anonyme, Bartholomé Dantony. Huile sur toile, conservée au siège de l’Union maritime et portuaire (rue de la Boétie, Paris).

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Raúl Cazals
Raúl Cazals est un critique d'art d'origine cubaine. Très critique avec l'art en général, il prépare une "Historia del Arte en diez lecciones". Il vit en exil à Madrid depuis 1979, où il supporte tant qu'il peut les surfaces.
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