L'amateur de théâtre peut perdre son temps et sa bourses dans les salles du Off sans voir du vrai théâtre.

Les organisateurs revendiquent 250 000 participants au Festival d’Avignon. Mais une fois sur place, on a l’impression qu’une grande partie de ces spectateurs sont en fait des gens de théâtre. Et si le Festival était devenu, en réalité, une sorte de salon professionnel où l’on se côtoie « entre théâtreux » ? Impossible en tout cas d’arpenter les rues de cette ville, de finir une conversation avec celui ou celle qui vous accompagne sans être interrompu toutes les cinq secondes par une quinquagénaire habillée rose fuchsia qui vous tend une carte-programme brandie au bout d’un sourire enjôleur, ou par la sono bruyante d’un « spectacle musical » que l’on aimerait tant voir pousser sa chansonnette un peu plus au sud, sur une plage qui siérait mieux à son art….

Au début, la tradition peut paraître charmante. Au bout d’une heure, elle insupporte. La seule méthode efficace – mais coûteuse par 37° à l’ombre – est de pousser une valise à roulettes en arguant, pour refuser le carton sans impolitesse, que l’on s’apprête à monter dans un train.

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