L’Etat maboul attise la tempête civile, observe notre chroniqueur
La colère française sauvera-t-elle Marine Le Pen du couperet ? Le procès des juges, dans le meurtre de Lyhanna, rend plausible le choix de la Cour d’appel, le 7 juillet, de laisser la candidate à la présidentielle poursuivre son parcours, afin d’éviter l’embrasement de citoyens dépossédés de leurs votes. Car les magistrats, vus comme irresponsables, sont récusés par le peuple oublié. 70% des sondés ont une mauvaise opinion de l’institution (Le Figaro, 11 juin). Les protestataires qui se sont rassemblés, lundi dernier, devant près de 200 tribunaux, sont invités par 150 associations féministes à renouveler tous les lundis ces manifestations. La procureur d’Auch (Gers), Clémence Meyer, au centre d’une enquête administrative sur l’aboulie du parquet, a été placée sous protection policière. La désinvolture de la Justice devant le sort des 160.000 enfants victimes de prédateurs (une victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes) rend illégitime la prétention de cette caste vaniteuse à s’immiscer dans le déroulement de la vie démocratique. D’autant que 2,9 millions de plaintes dorment dans les gendarmeries et commissariats. De surcroit, les puissants n’écoutent pas davantage les protestations des Français confrontés à une immigration agressive à leur égard. Insupportable est l’indifférence de l’Etat maboul face aux violences faites aux enfants et aux autochtones. Eux aussi sont en droit de s’approprier le slogan « #MeeToo » (Moi aussi), dont Patrick Bruel est la dernière cible d’une Justice penaude.
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La tempête se profile en réaction au « pas-de-vaguisme ». La peine de mort pour les assassins d’enfants a été évoquée par Nicolas Dupont-Aignan, mercredi surEurope 1. Sa proposition d’un référendum est approuvée par 68% des sondés (JDD, hier). Dans ce contexte urticant, le rappel à l’ordre par l’Arcom, le 10 juin, de France Inter et France Info pour sous-représentation du RN confirme le parti pris de Radio France pour un système qui se déglingue. Jeudi matin, une banderole portant le mot « Remigration » a été déployée sur la façade de la basilique de Saint-Denis, symbole pour LFI de la nouvelle France islamisée. L’acte a été qualifié de « raciste » par la presse dressée dans la pensée automatique. Or l’aveuglement idéologique sur la contre-colonisation et l’islamisation invasive est l’autre débâcle qui, avec les petits laissés aux violeurs, laisse voir la vacuité des puissants.
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Dans Le Figaro du 8 juin, le journaliste Alexis Feertchak démontre comment l’Ined (Institut national d’études démographiques) a basculé dans la négation de la « submersion migratoire » alors qu’Alfred Sauvy, fondateur de l’Ined, alertait dès 1987 sur « l’Europe submergée » par le Sud dans trente ans. Les émeutes qui ont répondu, à Southampton le 2 juin et la semaine dernière à Belfast, au meurtre d’Henry Nowak par un Indien sikhe et à la tentative d’égorgement d’un Ecossais, Stephen Ogilvie, par un réfugié soudanais, sont semblables dans leurs violences aux insurrections banalisées des cités. En France, la présidentielle tient encore lieu de soupape pour les familles révoltées. A condition que les juges et les politiques cessent de jouer avec les allumettes sur un dépôt d’explosifs.




