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Gaza: que veut dire le Hamas quand il dit «oui»?

L’analyse géopolitique de Gil Mihaely


Gaza: que veut dire le Hamas quand il dit «oui»?
Militants du Hamas à la recherche de corps d'otages israéliens, Jabalia, bande de Gaza, 1er décembre 2025 © Jehad Alshrafi/AP/SIPA

Donald Trump affirme avoir obtenu le désarmement du Hamas et ouvert la voie au retrait progressif de Tsahal. Mais les premières déclarations du mouvement palestinien révèlent déjà de profondes divergences sur le calendrier, l’étendue et les conditions de cet engagement. Comme en octobre 2025, le Hamas pourrait chercher à dire oui au principe avant d’en négocier la substance.


Donald Trump a annoncé, jeudi 30 juillet, avoir obtenu une « avancée décisive dans le règlement du conflit à Gaza ». Selon le président américain, le Hamas et les autres groupes armés palestiniens auraient accepté un désarmement complet et progressif, accompagné du transfert de l’administration du territoire à une autorité palestinienne « technocratique », c’est-à-dire sans membres encartés Hamas ou Fatah. À mesure que les armes seraient remises et les infrastructures militaires démantelées, Tsahal se retirerait des zones qu’elle contrôle encore. Trump a salué un accord « historique » et attribué une part importante de ce résultat aux pressions exercées par l’Égypte, le Qatar et la Turquie.

Présentée ainsi, l’annonce paraît mettre fin à l’une des principales ambiguïtés laissées par l’accord conclu neuf mois plus tôt. Le Hamas renoncerait non seulement à gouverner Gaza, mais également à y conserver une organisation militaire autonome. Une nouvelle police palestinienne serait formée sous supervision internationale, tandis qu’une Force internationale de stabilisation accompagnerait la transition. Le désarmement s’étalerait, selon les différentes estimations, sur une période comprise entre 200 et 350 jours. Il concernerait les armes lourdes, les roquettes, les ateliers de fabrication, mais aussi les tunnels et, à terme, les armes individuelles détenues en dehors des nouvelles institutions de sécurité.

Oui, mais… non

Quelques heures ont toutefois suffi pour faire apparaître les premières divergences. Ghazi Hamad, porte-parole chevronné du Hamas, a expliqué que l’organisation n’avait, en réalité, accepté ni de déposer immédiatement les armes ni de le faire unilatéralement. Selon lui, Israël devrait d’abord cesser ses opérations militaires, accroître fortement l’aide humanitaire et retirer ses forces jusqu’aux positions prévues par l’accord d’octobre 2025. Ce n’est qu’après l’exécution de ces engagements que le Hamas envisagerait de remettre ses armes à la nouvelle administration palestinienne. Plus encore, le mouvement tente de dissocier les armes proprement dites de ses principales infrastructures militaires, notamment les tunnels, dont le sort serait renvoyé à une phase ultérieure des négociations.

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Cette interprétation inverse presque entièrement l’ordre et la logique du plan Trump comme de l’accord signé neuf mois plus tôt. Pour le gouvernement israélien, aucun retrait supplémentaire ne peut précéder le désarmement effectif du Hamas et la démilitarisation de Gaza. Le Hamas soutient, en substance, que le retrait israélien doit créer les conditions du désarmement ; Israël répond que seul le désarmement peut rendre ce retrait envisageable. L’accord annoncé par Trump ne résout donc pas encore la question essentielle, à savoir : qui doit accomplir le premier geste, selon quel calendrier et avec quelles garanties permettant d’en vérifier le caractère irréversible ?

Une jeune femme en pleurs alors que la foule est rassemblée pour regarder la retransmission en direct de la libération d’otages israéliens depuis Gaza, sur une place connue sous le nom de « place des otages » à Tel-Aviv, le lundi 13 octobre 2025 © Emilio Morenatti/AP/SIPA

Pour comprendre cette bataille d’interprétation, il faut revenir à octobre 2024. La mort de Yahya Sinwar, tué par des soldats israéliens à Rafah, prive alors le Hamas du principal organisateur de l’attaque du 7-Octobre 2023. Elle ne provoque pourtant ni l’effondrement du mouvement ni la libération immédiate des otages. Pour éviter de désigner trop vite un successeur susceptible d’être à son tour éliminé, le Hamas confie sa direction à un conseil collectif comprenant notamment Khalil al-Hayya, Khaled Mechaal et Mohammed Darwich.

La guerre se poursuit durant l’essentiel de l’année 2025. Le Hamas conserve des otages, des armes, une partie de son réseau souterrain et, surtout, la capacité de gouverner les secteurs de Gaza dont Tsahal se retire. Israël, de son côté, détruit une grande partie des capacités militaires et administratives du mouvement, mais ne parvient pas à faire émerger une force palestinienne capable de le remplacer.

À l’automne 2025, Trump présente son plan en vingt points. Le texte articule dans un ordre conditionnel plusieurs éléments jusque-là négociés séparément : la libération des otages et la cessation des combats, l’augmentation de l’aide humanitaire, l’installation d’une administration palestinienne technocratique et le déploiement d’une force internationale, puis la démilitarisation complète de Gaza, dont la mise en œuvre doit conditionner le retrait progressif de Tsahal.

Le président américain adresse alors au Hamas un ultimatum. Le mouvement doit accepter rapidement le plan ou s’exposer à une poursuite de l’offensive israélienne avec le soutien politique de Washington. Le Hamas répond positivement, mais son « oui » porte principalement sur la libération des otages, l’arrêt des combats et le transfert de l’administration civile. Il ne reprend pas explicitement et sans réserve toutes les obligations contenues dans les vingt points, en particulier celles concernant son désarmement complet et sa disparition politique.

Les négociations aboutissent le 9 octobre 2025 à un accord sur une première phase. Les derniers otages vivants sont libérés en échange de prisonniers palestiniens, l’aide humanitaire reprend, un cessez-le-feu entre en vigueur le 10 octobre et Tsahal se replie derrière une démarcation baptisée « ligne jaune ». Trois jours plus tard, Trump participe en Égypte à une cérémonie internationale destinée à consacrer la fin de la guerre et la réussite de son initiative.

Le président américain Donald Trump s’exprime lors du Sommet international pour la paix à Gaza à Charm el-Cheikh, en Égypte, le lundi 13 octobre 2025 © Amr Nabil/AP/SIPA.

La cérémonie donne une impression de clarté politique supérieure à celle des textes effectivement signés. Trump proclame la paix, les médiateurs célèbrent la libération des otages et les dirigeants arabes se rallient à une transition devant conduire à une Gaza administrée autrement que par le Hamas. Mais une première manœuvre dilatoire apparaît rapidement. Le Hamas établit une distinction entre les otages vivants, libérés dans le délai prévu, et les dépouilles des otages morts, dont la restitution s’étale dans le temps, au motif notamment que leur localisation exige des recherches supplémentaires dans un territoire dévasté. Cette distinction lui permet de prolonger la première phase et de différer le passage à la suivante, qui porte sur son désarmement et le démantèlement de ses infrastructures militaires. L’accord ne fixe d’ailleurs aucun calendrier suffisamment contraignant pour ces opérations, pas plus que pour le déploiement de la force internationale et le retrait complet de Tsahal. Depuis Charm el-Cheikh, le Hamas, avec la même stratégie visant à gagner du temps et user M. Trump, s’est employé à distinguer trois concessions qu’Israël et les États-Unis voulaient rendre indissociables c’est-à-dire l’abandon du gouvernement civil, le renoncement au contrôle sécuritaire et le désarmement.

Conditions et concessions

Le mouvement a progressivement accepté la première. Il s’est déclaré disposé à céder la gestion quotidienne de Gaza à un comité de technocrates. En juillet 2026, il a même annoncé la dissolution de son gouvernement de fait. Mais cette décision ne disait rien de précis sur le sort de ses unités combattantes, de son appareil de sécurité intérieure, de ses tunnels et de ses ateliers de fabrication de roquettes, drones et missiles. Israël a donc dénoncé une mesure essentiellement formelle où le Hamas ne posséderait plus de ministères, mais conserverait les armes, pourrait continuer à contrôler les décisions du nouveau gouvernement par la coercition.

Le Hamas cherche ensuite à redéfinir le désarmement. Dans la lecture américaine et israélienne, celui-ci signifie la disparition de toute capacité militaire indépendante. Dans les formulations successives du mouvement, il peut signifier la remise progressive de certaines armes lourdes, leur placement sous la responsabilité d’une autorité palestinienne, une trêve prolongée ou une intégration partielle de combattants dans une nouvelle police. Ce glissement permettrait au Hamas de renoncer à l’exercice visible du pouvoir sans nécessairement renoncer à sa capacité de l’influencer.

Le troisième procédé consiste à rendre chaque engagement conditionnel. Le désarmement dépendrait d’abord du retrait israélien, de la fin des frappes, de l’ouverture des points de passage, de l’arrivée massive de l’aide et de la mise en place effective du gouvernement technocratique. Chacune de ces demandes peut être défendue séparément. Leur accumulation donne cependant au Hamas une série de motifs permettant de retarder l’exécution de son propre engagement.

Le Qatar et la Turquie ont joué un rôle indispensable pour arracher l’accord au Hamas. Doha accueille depuis longtemps une partie de sa direction extérieure et dispose d’un accès direct à ses principaux négociateurs. Ankara entretient avec le mouvement des liens politiques et idéologiques étroits, reçoit certains de ses responsables et peut présenter ses concessions comme le résultat d’une médiation entre partenaires plutôt que comme une capitulation imposée par Israël.

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Cette proximité constitue à la fois leur principal atout et la source de l’ambiguïté. Le Qatar et la Turquie peuvent exercer sur le Hamas une pression que d’autres États ne sont pas en mesure d’exercer. Mais ils cherchent également à éviter sa disparition politique complète. Leur objectif paraît être de transformer le Hamas en acteur palestinien non gouvernemental, éventuellement désarmé ou partiellement intégré aux futures institutions, plutôt que de l’exclure définitivement du système politique.

L’Égypte suit une logique différente. Elle veut empêcher le retour de la guerre, éviter tout déplacement massif de Gazaouis vers le Sinaï et rétablir à Gaza une autorité palestinienne relativement unifiée. Elle est également beaucoup plus méfiante à l’égard des Frères musulmans, dont le Hamas est issu. Le Caire souhaite donc un désarmement réel, mais redoute qu’une tentative de l’imposer brutalement ne provoque une nouvelle guerre civile palestinienne.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie soutiennent globalement le remplacement du Hamas par une administration palestinienne non islamiste. Ils ne veulent cependant ni envoyer des soldats combattre directement le mouvement, ni financer la reconstruction si celui-ci conserve la capacité de déclencher une nouvelle guerre. Le résultat est un partage des rôles où le Qatar et la Turquie parlent au Hamas, l’Égypte organise la transition, les Émirats peuvent apporter des financements et des réseaux palestiniens, tandis que Riyad fournit une partie de la légitimité arabe et politique nécessaire à l’ensemble.

Logique israélienne

Israël a développé son propre moyen de pression. Lors du cessez-le-feu d’octobre 2025, Tsahal s’était replié derrière la « ligne jaune », qui laissait environ 53 % de Gaza sous contrôle militaire israélien. Cette démarcation devait être provisoire et reculer par étapes à mesure que le Hamas se désarmerait et qu’une force internationale prendrait position.

Or le mouvement inverse s’est produit. Profitant des violations du cessez-le-feu, des incidents armés et du blocage de la démilitarisation, Israël a progressivement déplacé ses positions vers l’ouest. Au printemps 2026, la zone contrôlée ou interdite par Tsahal représentait environ 64 % du territoire. Benyamin Netanyahou a ensuite demandé à l’armée de se préparer à porter cette emprise à 70 %. Dans plusieurs secteurs de Gaza, les forces israéliennes ont détruit des bâtiments, créé des zones dégagées et construit une longue barrière de terre destinée à matérialiser la séparation.

La logique israélienne est simple. Chaque mois pendant lequel le Hamas conserve ses armes doit lui faire perdre du territoire, des ressources et de la liberté d’action. La ligne jaune n’est donc plus seulement une démarcation militaire. Elle devient une variable de la négociation. Israël signifie ainsi au Hamas que le temps ne joue pas nécessairement en sa faveur et qu’un refus prolongé du désarmement pourrait conduire à une partition durable de Gaza.

Cette politique comporte néanmoins un risque diplomatique considérable. Plus Israël étend la zone occupée, plus le Hamas peut détourner le débat de son propre désarmement et présenter le retrait israélien comme la condition préalable à toute concession. Les images de déplacements de population et de destructions autour de la ligne jaune alimentent en outre les pressions internationales contre Israël. Le moyen de pression militaire peut ainsi devenir, sur le plan politique, un moyen de pression contre celui qui l’utilise.

Le compromis institutionnel imaginé par Washington contourne largement l’Autorité palestinienne sans rompre complètement avec elle. Le Comité national pour l’administration de Gaza, présidé par Ali Shaath, est composé de technocrates palestiniens et non de représentants officiels du Fatah ou du Hamas. Shaath, originaire de Khan Younès, a cependant longtemps occupé des fonctions techniques importantes au sein de l’Autorité palestinienne, notamment dans les domaines de la planification, des transports et du développement économique.

Cette solution permet d’utiliser des cadres ayant une expérience administrative sans remettre immédiatement Gaza sous l’autorité directe de Mahmoud Abbas. Israël refuse en effet le retour pur et simple de l’Autorité palestinienne, qu’il juge incapable de réformer ses institutions et de garantir la sécurité. Le Hamas, pour sa part, ne veut pas donner l’impression de restituer Gaza au Fatah après l’en avoir chassé en 2007.

L’Autorité palestinienne reste pourtant indispensable à plus long terme. Une administration strictement gazaouie, dépendante du Conseil de paix présidé par Trump et de financements étrangers, manquerait de légitimité politique. Elle pourrait assurer les services publics et la reconstruction, mais difficilement incarner une souveraineté palestinienne durable. Le plan suppose donc implicitement qu’une Autorité palestinienne réformée finisse par reprendre le relais, sans préciser quand ni sous quelle direction.

Quelle transition politique ?

Le nom de Mohammed Dahlan revient régulièrement dès qu’il est question de l’après-Hamas. Ancien chef de la Sécurité préventive à Gaza, originaire de Khan Younès et ennemi historique du mouvement islamiste, il conserve des réseaux dans l’enclave. Installé aux Émirats arabes unis après sa rupture avec Mahmoud Abbas et son exclusion du Fatah, il bénéficie également de relations privilégiées à Abou Dhabi et de contacts en Égypte.

M. Dahlan ne semble cependant exercer aucune fonction officielle dans le dispositif actuellement annoncé. Son retour personnel à la tête de Gaza susciterait l’opposition du Hamas, de la direction actuelle du Fatah et d’une partie importante de la population palestinienne. Son rôle potentiel est plus indirect et consiste à fournir des fonds et des cadres, mobiliser ses réseaux gazaouis, faciliter l’aide émiratie et servir d’intermédiaire entre les autorités arabes, certains clans locaux et les anciens appareils de sécurité palestiniens.

Il pourrait ainsi peser sur la transition sans en devenir le visage. Mais son implication trop visible risquerait également de fragiliser le comité technocratique, qui serait alors présenté par le Hamas comme un instrument des Émirats et d’un ancien chef sécuritaire revenu dans les bagages d’Israël et des États-Unis. En l’état, il faut donc distinguer son influence possible d’un rôle institutionnel qui n’est pas établi.

L’accord annoncé par M. Trump intervient dix jours seulement après la désignation de Khalil al-Hayya comme chef général du Hamas. Élu de justesse face à Khaled Mechaal, il appartient à la génération dirigeante de Gaza et fut longtemps l’adjoint de Yahya Sinwar. Installé au Qatar, proche de l’Iran et principal négociateur du mouvement pendant la guerre, il connaît parfaitement les mécanismes de la médiation.

Son accession à la direction donne à l’accord une importance particulière. Accepter un désarmement véritable signifierait pour M. Al-Hayya organiser la liquidation de la raison d’être du Hamas, l’appareil militaire autour duquel le mouvement s’est construit. Le refuser exposerait Gaza à une nouvelle offensive, à la prolongation de l’occupation israélienne et à l’hostilité croissante de plusieurs pays arabes. Sa première grande décision consiste donc moins à choisir entre la guerre et la paix qu’à déterminer ce qui peut encore subsister du Hamas après sa défaite militaire.

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Sa stratégie pourrait reprendre celle d’octobre 2025. Le Hamas avait alors répondu favorablement à l’ultimatum de Donald Trump, permettant au président américain d’annoncer la fin de la guerre, d’obtenir la libération des otages vivants et d’organiser la cérémonie de Charm el-Cheikh. Une fois cette victoire politique acquise, les ambiguïtés du texte avaient repris toute leur importance. Le désarmement avait été renvoyé à une phase ultérieure, puis subordonné au retrait israélien et à une série de garanties.

Al-Hayya pourrait aujourd’hui tenter de reproduire cette méthode en acceptant le principe général exigé par Trump afin de soulager la pression immédiate. Viendrait ensuite la négociation des modalités. Quelles armes remettre, à qui, selon quel calendrier, en échange de quel retrait israélien, sous quel contrôle et avec quelles garanties ? Présenté initialement comme complet, le désarmement deviendrait graduel, partiel et conditionnel. Certaines armes visibles pourraient être remises, tandis que les tunnels et les principales infrastructures militaires seraient renvoyés à une étape ultérieure.

Le Hamas abandonnerait ainsi les ministères et tolérerait une administration technocratique, tout en conservant ses cadres, son réseau social, une influence sur la police et suffisamment de structures clandestines pour attendre une évolution du rapport de forces. Il ne disparaîtrait pas, mais se transformerait pour survivre sous une forme moins visible.

Les premières déclarations de Ghazi Hamad confortent cette lecture. Le contexte pourrait cependant contraindre le Hamas à aller plus loin qu’en 2025. Le mouvement a perdu une grande partie de ses dirigeants et de ses capacités militaires. Israël contrôle près des deux tiers de Gaza, tandis que l’Iran est absorbé par son affrontement avec les États-Unis et Israël. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont, de leur côté, d’autres priorités régionales.

Le véritable test ne résidera donc pas dans une nouvelle déclaration, mais dans des actes vérifiables. Il faudra observer l’entrée effective du comité d’Ali Shaath à Gaza, le transfert des administrations et de leurs fichiers, la dissolution des services de sécurité du Hamas, le déploiement de la police palestinienne et de la force internationale, la remise des armes lourdes ainsi que la destruction des ateliers et des tunnels. Ces mesures devront être accompagnées du retrait progressif de Tsahal. Tant que leur mise en œuvre n’aura pas commencé, Trump disposera d’une promesse de désarmement, mais pas encore d’un Hamas désarmé.




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est historien et directeur de la publication de Causeur.

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