Il s’appelait Vittorio Arrigoni, il avait 36 ans et était italien. Son corps sans vie vient d’être découvert dans une maison proche de Gaza, où il vivait depuis 2008. Sur place, il soutenait les activités de l’ONG à laquelle il appartenait, l’International Solidarity Movement qui se definit ainsi sur son site : « l’ISM est une organisation non gouvernementale palestinienne
militant pour la fin de l’occupation sioniste en Palestine. »

A son propos, la presse française, recopiant les dépêches d’agences, le qualifie de « militant pacifiste ». On ne fera pas insulte à sa mémoire et ses engagements (en le qualifiant plutôt, et sans polémique, d’ardent antisioniste). C’est d’ailleurs à ce titre qu’il était amené à collaborer avec les autorités locales des islamistes du Hamas mais peut-être le vocabulaire en vigueur voudrait-il qu’on parlât des « pacifistes » du Hamas.

Cette collaboration n’était pas du goût d’une des nombreux factions salafistes qui font de la surenchère sur le Hamas. C’est ainsi qu’un groupe se nommant « Monothéisme et Guerre sainte » a kidnappé « Vik », publié sur Youtube une vidéo le montrant entravé, les yeux bandés, et le visage ensanglanté. « Monothéisme et Guerre sainte » exigeait la libération de ses militants emprisonnés à Gaza en échange de l’otage. Lequel sera finalement assassiné plusieurs heures avant la fin de l’ultimatum.

A Gaza, on trouve toujours plus pacifiste que soi

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