Chez nous, le courageux Jean Lassalle vient d’achever son tour de France pedibus, à la rencontre de ses concitoyens, pour tâter l’atmosphère, humer les effluves de révolte et finalement s’inquiéter d’un désastre qui gronde.

De l’autre côté des Alpes, on brandit des fourches virtuelles comme jadis le mouvement paysan de Dorgères , dans l’indifférence générale au-delà des Alpes, et réclamant, -tiens comme c’est curieux- que cessent les pressions fiscales et que les pourris (entendez les politiciens) s’en aillent au diable (j’espère que comme moi, vous vous repassez en boucle cette vidéo des policiers enlevant leur casque pour rejoindre la foule).


Les policiers enlèvent leur casque et… par Spi0n

Bref, les populismes aussi divers que les pays font entendre leurs voix ; de l’Ukraine actuellement pacifiquement insurgée contre son président trop inféodé au grand frère (ennemi) russe nous vient une figure originale, façonnée au propre comme au figuré par les coups reçus, mais dans la pratique du noble art de la boxe. J’ai nommé Vitali Klitschko, l’un des leaders les plus populaires de l’opposition et pour cause : c’est un ancien champion et le peuple, généralement, aime ses champions. Abondamment relayé par les médias allemands, c’est au pays de Goethe et des Eros Center qu’il fit carrière, lui qui naquit au Kirghizstan d’un père aviateur, alors que son petit frère Wladimir (1.95m seulement contre 2m.02 pour le grand frère) naquit au Kazakhstan : de vrais enfants de la défunte Union Soviétique !

Vitali parle couramment l’idiome d’Angela quoiqu’avec un accent qui rappellerait légèrement celui de Francis Blanche. Ajoutons que l’actuel satrape Ianoukovitch lui met, si j’ose dire, des bâtons dans les roues, arguant qu’il n’est pas Ukrainien de « souche ».

Une jolie Ukrainienne me parle aujourd’hui de son pays et de Vitali, son héros. Elle est blonde évidemment et souriante comme peu de mes compatriotes savent encore l’être. Il y a un espoir à l’Est, prenons-en de la graine et osons le Klitschko…

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